Je vis une époque formidable...

J’aurais pu me payer un psy, écrire un synopsis inspiré de ma vie, le vendre à Spielberg pour 15millions de dollars et vivre à La Barbade entouré de chèvres et de femmes nues…mais je préfère partager tout cela avec vous! Vous aimez les chèvres?

08 juin 2008

In the sky with diamonds ...

La nuit passée, pour la seconde fois en quinze jours, je n'ai pas dormi seul.

Enfin, il y a bien eu la semaine dernière où nous nous sommes écroulés dans mon lit avec mon ami Christophe après cet épique déménagement mais je ne saurais dire si cela vient du fait que nous soyons tous deux de jeunes hétérosexuels convaincus, qu'il n'ait pas les cheveux longs et soyeux ou qu'il ne portait pas de nuisette à mi chemin entre le négligé chic et l'expression de la sensualité dans sa forme la plus simple, toujours est-il que ce n'était en rien comparable avec les deux fois précédemments abordées.

La nuit passée, pour la seconde fois en quinze jours, je l'ai passée avec Lucie, ma meilleure amie.

Et sache que pour tuer dans l'oeuf toute pensée lubrique que ton esprit torturé aime à enfanter à la simple évocation d'une couche partagée par deux jeunes gens de bonne famille, sache que ce post ne te donnera en aucun cas l'occasion de te dirvertir en lisant un obscur résumé de quelque joute charnelle savament orchestrée.

La nuit passée, pour la seconde fois en quinze jour,s j'ai froissé les draps de Lucie sans qu'il ne se passe rien de croustillant.

Et je crois bien que c'est ce qui m'a justement permis de savourer cette soirée avec un immense plaisir.

Lucie, c'est la quintescence de la féminité. Une brune au regard changeant qui ne laisse pas indifférent, des courbes envoutantes qui distraient aisément le prétendant d'un coeur qui se laisse difficilement caresser. Et puis il y a cette franchise désarmante, cette générosité rare, cette étonnante fidélité qui la rendent indispensable aux rares personnes pouvant se targuer de la compter parmi leurs proches. Ma meilleure amie donc, comme dans la chanson de Lorie, le caractère ridicule de la "fonction" à l'identique, les années et la maturité en plus.

Lucie sait tout de moi. Ou tout du moins, elle en sait beaucoup plus que les autres dans ce qui reste du domaine de l'avouable. Lucie s'ouvre à moi sans peur, consciente de la force de notre amitié malgré cette ambiguité qui nous colle à la peau, des situations desquelles nous nous sommes déjà tirées l'un l'autre, comme autant de trophées d'un safari au cours duquel nous n'avons malheureusement pas pu éviter tous les coups de griffe et autres balles perdues.

Alors quand comme hier nous nous retrouvons sous une pluie battante après ne pas s'être vu pendant quinze jours avec un sourire partagé et des effleurements exprimant le plaisir des retrouvailles, on a du mal à croire qu'il y a peu nous nous étions "perdus de vue" (désolé cher lecteur, je n'ai pas trouvé plus classieux pour dire que je l'ai laissé tomber pendant deux ans pour éviter tout conflit avec Mélusine).

Séance de cinéma au début de laquelle nous avons eu du mal à epargner aux autres spectateurs nos chuchotements exprimant tout ce que l'on avait à se raconter (Et pourtant, moi non plus je n'aime pas les gens qui chuchottent au cinéma et je ne manque pas de leur faire remarquer si cela devient trop long à mon gout. Ma chance, c'est que je suis très grand, alors même si je ne suis pas -vraiment- méchant, on ne me fait jamais remarquer ce genre de chose). Diner chez Flo où nos conversations débridées et passionnées m'ont fait renvoyer 3 fois le malheureux serveur chargé de prendre notre commande. Coucher dès le retour pour mieux s'adonner à notre activité préférée: parler des heures la tête sur nos oreillers respectifs, face à face, les yeux dans les yeux, le ton charmeur qui ne trompe plus personne depuis bien longtemps, les questions existencielles, les ragots superficiels, les échanges culturels, autant de bonnes raisons de se dire 6 fois "bonne nuit" avant justement que ce soit la bonne.

Et puis ce matin, le douce vision de ses comissures figées, lascives, tout comme elle endormies, cette bretelle qui en l'occurence ne cache pas cette épaule qu' à force je sais voir. La douce impression de faire plaisir sur le chemin de la boulangerie, au retour du fleuriste, lorsque je me recouche dans ce lit bien chaud pour mieux préserver l'effet de surprise.

Lucie, c'est tout simplement la seule personne de sexe féminin et n'étant pas de mon sang à laquelle je peux offrir une rose et des croissants au beurre un matin tous les deux ans sans qu'il n'y ait d'arrière-pensée d'un côté comme de l'autre. C'est peut-être aussi la seule personne de sexe féminin, n'étant pas de mon sang et partageant mon intimité pour qui je me permets d'attendre deux ans entre deux fleurs offertes.

Alors oui, je l'aime ma Lucie. Comme une amie, comme sans doute la seule amante avec qui je ne voudrai consommer. Un peu comme l'effet qu'a sur moi le morceau Soul Salsa Luol de Saint Germain. Il me fait aimer la salsa, il me fait vivre la danse, le rythme, l'esprit. Et pourtant, ce n'est pas pour ca que j'ai envie de danser, loin s'en faut.

Lucie, c'est une mélodie, un air ennivrant.

Et je ne te parle pas de chansons mièvres propres à la variété française. Obispo est un ringard. Un mec qui porte un bonnet par 40°C, qui est ami avec Johnny et Florent Panny et qui est capable de massacrer un si joli prénom en s'en servant comme titre d'une chanson dans laquelle il ose écrire "Le temps, c'est de l'amour", y a franchement pas de quoi parler de démarche artistique (Ok, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa, toi qui est membre du fan club des chanteurs chauves au sourcil abimé, ne te sens pas spolié, ce n'est que mon avis après tout. Dis toi qu'en ce qui me concerne, la pratique musicale se limite à deux trois morceaux joués gamin sur feu mon clavier éléctronique Bontempi).

Non, Lucie, c'est le suave de St Germain, la légereté de ses airs. Mais pour moi, c'est surtout la Lucy de Julian Lennon. J'ai beaucoup d'affection pour Lucie. Je sais ce que cette affection n'est pas, mais de là à savoir précisement ce que c'est...

J'en suis loin.

NB: Pour toi le lecteur inculte, un lien expliquant la genèse de Lucy in the sky with diamonds des Beatles. Comme ca tu saisiras peut-être davantage le sens de mon propos. Et si t'es sage, sur la même page tout en bas, tu peux même l'écouter via Deezer.

 

Posté par Blackmilk à 00:56 - My Who's who - Commentaires [22] - Permalien [#]

12 septembre 2007

Vincent, ce héros.

Certaines "composantes" de ma vie font que j'ai un emploi du temps pour le moins particulier. Le fait est que si je possède une liberté de mouvement et d'action que bon nombre de personnes m'envie, cette liberté (comme toute chose) a ses limites et le rythme auquel je vis les choses m'est plus ou moins imposé. Pour toi chez lecteur qui ne partage ni mes jours ni mes nuits (oui, je sais que pour toi c'est d'ailleurs un crève-coeur mais j'aime remuer le couteau dans la plaie), tout cela reste sans doute abstrait, pour ne pas pas dire difficilement compréhensible mais rassure toi, j'aurai prochainement l'occasion de te dire de quoi il retourne (Non, le verbe "retourner" ne revêt ici aucune connotation sexuelle, désolé).

Toujours est-il que cet étrange agenda est pour moi l'occasion de partager de délicieux moments avec une personne qui joue le rôle indispensable à toute vie de jeune homme moderne semblable à la mienne:

L'ami ricoré gay.

Je te vois d'avance te révolter contre cette appellation réductrice au possible et t'autoproclamer défenseur des Droits de l'Homme (Gay) en faisant bruler de grands drapeaux à mon éfigie devant toutes les télévisions du monde et en priorité devant le reporter de Pink Tv. Ne t'enflamme pas (un accident est vite arrivé lorsque l'on manipule de l'essence pour bruler un drapeau), il n'y a pas plus gayfriendly que moi(A l'époque, Tf1 avait pensé à moi pour jouer le rôle du seul conseiller hétéro de Queer mais j'avais du y renoncer, mon image passant mal à l'écran).

Toujours est-il qu'un de mes amis les plus proches est gay. Il se prénomme Vincent et il est tout simplement adorable. Vincent est le genre d'ami avec qui tu peux parler de tout, depuis la politique à ton aversion pour la bière brune en passant par certains aspects vraiment intimes de ta vie sentimentale. Non pas que j'aime parler d'intimité (en tout cas pas de la mienne) avec mes amis histoire de me vanter de je ne sais quel exploit inventé ou de passer en détail les expériences les plus singulières de ma vie sexuelle mais il se trouve juste qu'avec lui, c'est plus simple, parce qu'il m'écoute, parce qu'il semble me comprendre et surtout parce qu'il m'est cher et que partager avec lui mes joies et mes peines s'avère plus évident que de le faire avec des personnes qui se veulent pourtant plus proches de moi.

Vincent est responsable dans la restauration, et c'est peu dire que son travail lui tient à coeur. En celà, nous sommes assez semblables. Comme moi, il dépasse les 190 centimètres et dispose donc de l'avantage de la taille pour assoir naturellement son autorité, son arrogance et cet aplomb qui font de lui un leader charismatique. Bien évidemment, cette incroyable confiance en soi n'est qu'apparente, et le fait de sembler si fort est avant tout un moyen de se protéger du monde extérieur (Mais si, tu connais forcément ca cher lecteur, prends par exemple ton patron autoritaire et inbuvable. Chaque fois qu'il te passe un savon avec une mauvaise foi caractérisée et qu'il te traite comme le dernier des derniers, au fond de lui il se dit qu'il est vraiment très méchant avec toi et il le regrette le soir en se couchant dans son lit, calinant délicatement son ours en peluche. Heureusement, la douceur des draps de soie qu'il a pu se payer grâce à son salaire indécement gagné à te brimer et à faire de ta vie un enfer a vite fait d'avoir raison de ses scrupules naissants!) dont il essuie chaque jour les assauts sans cesse plus violents.

Vincent possède également cette classe propre à la majorité des gays (que je connais). Même lorsque je débarque chez lui à l'improviste et qu'il porte cet horrible survêtement informe, il se dégage de sa personne une classe et un raffinement qui rendrait jalouse Charlotte Rampling (Tu l'apprends à l'instant, j'ai une grande admiration pour cette actrice géniale qu'est Charlotte Rampling, mais revenons en au sujet).Vincent est en quelque sorte l'incarnation de la prestance masculine, quelque soit le contexte. Son phrasé y est sans doute pour quelque chose. Ayant eu raison de sa dyslexie depuis longtemps, Vincent emploie un vocabulaire recherché et constamment adapté au contexte. Certes, il arrive de le voir replonger dans les affres de la difficile prononciation des mots propre aux personnes présentant des troubles du langage mais il sait habillement le tourner à son avantage en le prenant systématiquement avec humour. Et c'est là la principale force de Vincent, son intelligence. Au delà même du fait qu'il soit sans aucun doute possible au-dessus de la moyenne dans ce domaine, Vincent possède une réelle intelligence de jeu dès lors que l'on s'aventure sur le terrain des rapports humains. Malheureusement, cette stratégie lui sert d'avantage dans sa vie professionnelle et sociale que dans ses relations amoureuses. Non pas qu'il ait des scrupules à agir de façon tactique dès lors qu'il se risque à partager sa vie avec un jeune homme en apparence bien sous tout rapport. Non, Vincent n'a tout simplement pas la chance de mettre en oeuvre ses principes et stratagèmes, ses relations amoureuses se limitant toujours le plus souvent à une aventure d'un soir.

Voilà pourquoi même si Vincent et moi nous avons des vies très différentes, pour ne pas dire diametralement opposées, nous sommes proches l'un de l'autre comme si nous avions grandit ensemble. Plus qu'un ami, Vincent est un frère pour qui je ressors la nuit si je le sens d'humeur triste au téléphone, un mec génial qui est là pour m'écouter parler des petites conneries insignifiantes qui me donnent l'impression de ne pas être parfaitement heureux. Lors de soirées comme celle d'avant-hier où nous allons faire les courses ensemble, marchant dans les rues entre chien et loup sous nos deux parapluies avant de rejoindre les autres qui nous attendent pour bringuer, lui et moi confrontons nos grandes tristesses et nos petites victoires, comme deux vieux briscards (que nous ne sommes pas!) ayant affronté de grosses tempêtes et ayant hâte de s'aventurer toujours plus loin sur les océans tumultueux que sont nos vies. C'est cette volonté d'en découdre avec le destin qui nous rappoche chaque jour un peu plus, l'envie incontrôlable de prendre de nouveaux coups de baton, histoire de voir peut-être un jour quel goût a cette maudite carotte après laquelle nous courons depuis des années.

Bon, c'est vrai, j'l'aime aussi parce qu'il est nul au mariokart et que ca flatte franchement mon égo de le laminer à chaque fois. Il n'empêche que parfois, je regrette sincérement de ne pas partager ses préférences sexuelles et de pouvoir ainsi tomber amoureux d'une personne aussi merveilleuse. Mais je sais que ca ne se passe pas comme ca, qu'on peut lutter contre tout sauf contre soi-même.Et moi, je n'ai d'yeux que pour ces êtres vils et manipulateurs que sont les femmes. Lui aussi le comprend peu à peu et s'affirme de plus en plus, histoire de montrer à tous qu'être gay, ce n'est pas incompatible avec la séronégativité, la virilité et l'envie de construire.

Un jour j'en suis sûr, il parviendra à en faire la démonstration devant son père qui ne sait rien et qui pour le moment se demande chaque soir à quel moment son fils préféré fera de lui un grand-père gateux et comblé...

Posté par Blackmilk à 12:48 - My Who's who - Commentaires [5] - Permalien [#]

28 août 2007

Entre Bridget Jones et Benny Hill...

columboMardi, jour de la réunion. En fait, il y a chaque jour tout un tas de réunion, un peu comme dans toutes les structures, des briefings, des debriefings, des debriefings d'urgence pour pallier l'échec du dernier brainstorming...bref, tout un tas de trucs saoulants et parfaitement inutiles arsenal de mesures censées favoriser la communication au sein de la structure, faisant passer l'ancien régime soviétique pour un modèle de simplicité administrative et organisationnelle!

Mais je vous sens décrocher, un post ou je ne parle pas de cul dans les cinq premières lignes est mauvais pour la fréquentation du blog.

Qu'importe!

Réunion institutionnelle du mardi matin donc. Comme à l'accoutumé, l'ordre du jour est tout simplement soporifique, et comme d'habitude je fais le con pour rester un minimum éveillé. Et soudain, c'est la révélation, que dis-je l'illumination. Je regarde Georges (afin de préserver son anonymat, son prénom comme la majorité des prénoms des protagonistes de ce blog a été changé- et puis ca m'évitera des poursuites judiciaires, on est jamais assez prudent). Et je repense au diner d'hier, la petite sortie entre collègues durant laquelle Georges nous a encore fait pleurer de rire.

Comment mieux définir sa vie qu'en décrivant ceux qui gravitent autour de vous? Georges devient donc malgré lui l'instiguateur d'une nouvelle rubrique de ce blog, le prototype de la galerie de portrait "blackmilkesque".

Alors pourquoi Georges ? Parce que Georges ne peut laisser quiconque indifférent. Il est célibataire mais c'est également la quintescence de ce qu'il faut absolument faire (selon nous) pour le rester. Georges, c'est un peu Pierre Richard, l'argent en moins. Il ne se passe pas un jour sans qu'il lui arrive quelque chose, mais depuis le temps que sa vie n'est qu'une suite ininterrompue de péripeties, il a apprit à prendre tout celà avec un certaine résignation. Loin d'être un sérieux inconvénient, cette tendance à la poisse le rend très attachant. C'est d'ailleurs à se demander s'il ne cultive pas quelque peu son personnage.
Roulant dans une Renault 19 qui n'est pas sans rappeler la 403 de Colombo, Georges arrive en retard un matin sur deux. Affichant chaque jour une tenue différente (il adore les fringues...mais elles le lui rendent mal), Georges aurait sans doute l'air classe avec ses vestes et ses petites chaussures en daim s'il n'était pas constament débraillé. Georges sait néanmoins palier à ce problème se décinturant régulièrement pour remettre correctement sa chemise dans son pantalon et sait également satisfaire ses collègues féminines en se réajustant sans aucune gêne..."The George attitude".
Ses problèmes quotidiens de réveil sont également l'occasion pour les clients d'être face à une personne à l'hygiene dentaire irréprochable (il n'est pas rare de voir Georges afficher de grandes traces de dentifrice sur les joues) et à la conception du rasage toute personnelle (Georges se rase, mais pressé par le temps, il lui arrive très souvent d'oublier une ou deux bandes d'un centimètre carré. Au delà de la crédibilité de notre employeur (qui n'a vraiment pas besoin de ca), celle de Georges est régulièrement mise en doute par son apparence. C'est d'ailleurs comme celà qu'il peut tromper son monde et faire avaler des couleuvres à n'importe qui. Grand professionnel, vous le sous-estimerez même après qu'il vous ait royalement entubé, l'air de rien.

La vie de Georges sentimentalement parlant est un peu moins brillante et s'apparente Aux feux de l'amour. Sauf que celui-ci n'arrive jamais à mettre les héroines dans son lit. Le sujet est d'ailleurs tabou. En effet, si Georges aime se vanter de ses expériences passées mêlant jeux sexuels avec des bougies, pratiques sm "soft" et désillusions suite à des parties fines à partenaires multiples, il est communément admis qu'il ne s'est pas adonné à "la bagatelle" depuis la chute du mur de Berlin un sacré bout de temps. Son coté trop gentil attachant fait de lui "le meilleur ami idéal" pour ses connaissances féminines et son air maniéré le fait trop souvent passer pour un homosexuel refoulé. Tout cela fait que malgré le nombre conséquent d'amis qu'a Georges, sa vie sentimentale est un désert peuplé de mirages.

Alors si par hasard vous étiez intéressé(e) par un gamin dans un corps d'ours d'homme, merci de déposer votre candidature en commentaire, soyez certain(e) que je ferai suivre à l'interessé. Oui vous avez bien lu, je compromettrais sans aucune hésitation l'anonymat que m'offre ce blog pour l'aider à se sentir mieux. Georges est ce qu'il est, et c'est sans doute pour cela que c'est mon ami.

Posté par Blackmilk à 15:13 - My Who's who - Commentaires [0] - Permalien [#]



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