02 mai 2008
Le 1er Mai, choisi ton camp, fais ce qu'il te plait camarade!
Tout lecteur abruti par un trop plein de tecktonik et/ou de substances pas toujours licites que tu sois, tu n'es certainement pas passé à côté du fait qu'hier, nous étions le 1er Mai.
La fête du travail. Rien que ca...
Je vois à ton regard légèrement embué ainsi qu'à l'expression de ton visage n'étant pas sans rappeler celle de certains bovins que cela te laisse toi aussi perplexe. Pourquoi donc s'escrimer à fêter quelque chose qui la plupart du temps se veut être désagréable, qui plus est en s'essayant à un principe pour le moins contraire à l'objet de la célébration, l'oisiveté?
Certes, cela pourrait aisément s'expliquer par l'exception culturelle française qui veut que l'on ne se sente jamais aussi bien à l'évocation du travail que lorsque justement l'on en (et je te prie par avance de me pardonner l'expression) branle pas une si la fête en question n'était pas célébrée tout autour du monde.
Cette fête revêt pourtant une importante symbolique, celle de ce vieux rêve d'égalité qui une fois par an se réalise en permettant aux pauvres comme aux riches de célébrer gaiement ce qui tue les premiers pour justement éviter au second de s'y astreindre: le travail
Il était donc hier de bon ton de ne rien faire, histoire de sentir puis de s'imprégner de cette liesse s'emparant de la plèbe, un des rares acquis auquel notre cher président ne s'est pas encore attaqué:
Ne pas travailler pour gagner autant.
Et de se faire le chantre de l'égalité.
C'est ainsi que porté par ces notions de défense des intérêts prolétariens, ces défilés annoncés de banderolles rouges suppliant les élites dirigeantes de prendre en considération leur mal-être, le tout agrémenté d'une ambiance éléctrique suggérée par le parfum ennivrant du muguet et les lointains échos de l'Internationale, je me suis moi aussi mis dans le bain.
Je te vois déjà t'étonner de m'imaginer scandant des slogans derrières des instits barbus et des délégués syndicaux dont la conception toute particulière de la mode vestimentaire est habillement dissimulée par une pléthore d'autocollants aux sigles évocateurs. Là, dans cette atmosphère chargée en odeur de merguez grillées recylées après congélation lors de la dernière fête de L'Huma, tu aurais pu penser que je me serai senti comme un poisson dans l'eau, défendant ardemment la veuve et le sans-papier au nom du sacro-saint principe de Justice Sociale.
Et pourtant, je n'y étais pas.
Connaissant mon récent penchant pour la nature (surtout si tu es comme ma conscience écologique Les 400clics, ), tu t'es peut-être pris à esperer que je céderai à l'appel de la forêt. Que j'irai gaiement crapahuté au milieu des ronces et autres boas constrictors peuplant nos campagnes à la recherche de la sainte clochette blanche, le tout bien évidemment dans une logique respectueuse de l'environnement en essayant de réduire au maximum l'impact de mon passage sur la faune et la flore locale.
(Au cas où tu serai du genre parisien(ne) n'ayant jamais eu la chance de voir des brins de muguet "évoluer" dans leur habitat naturel sans être emprisonnés dans un interflora, j'te met une photo du spécimen végétal en question)
Non mais tu m'as bien vu ? Rassure toi, je me suis bel et bien plié à la tradition et ai offert quelques brins courageusement ramassés ... sur les étagères du fleuriste. Préservation de la nature oblige ...
D'ailleurs, en parlant de cloches, tu n'as pu manqué à la télévision le spectacle pitoyable du "traditionnel" défilé du Front National. Des rangs décimés par le siphonnage présidentiel, quelques vieilles bourgeoises défendant le vieux chef comme si de rien, le melting-pot déconcertant (le parti n'étant pas connu pour son amour du métissage...) d'anciens combattants au cerveau ravagé par le gaz moutarde croisant de jeunes skinheads dont les seuls faits d'armes se résument à de courageux actes de barbarie à dix contre un. (Celui qui est tout seul, c'est pas un skin en l'occurence, c'est un malheureux dont le seul crime est d'avoir été différent).
Je n'y étais bien évidemment pas, seulement j'ai moi aussi vu la diffusion du non-événement sur les chaînes de télé nationales. Je me suis dans un premier temps dit qu'ils avaient franchement de sâles tronches dans ce groupuscule antidémocratique, cédant moi aussi à ce délit de faciès que j'execre tant ... avant de réaliser qu'au milieu des crânes rasés et des vieilles rombières se trouvaient des Monsieur et Madame Tout le monde. Effrayant quand on y pense, de se dire que son voisin, son collègue ou son banquier est peut-être un xénophobe en puissance, un de ceux qui n'auraient vraisemblablement pas été du côté le plus dangereux des mitraillettes allemandes il y a 60 ans ... Effrayant de se dire que le coup du "détail" a une fois de plus trompé les rédactions et fait le jeu du vieux fou provocateur en lui offrant une tribune qu'il n'espérait plus.
Alors, loin de ces considérations partisannes, sociales, écologiques ou confinant à l'aliénation, je me suis moi aussi laissé aller à fêter le travail en piétinant allégrement toutes les valeurs positives qu'il pouvait véhiculer ... et en allant me détendre dans le cadre buccolique du Golf ou j'aime à me rendre pour redécouvrir ce que sont luxe, calme et volupté (l'ordre et la beauté sont deux notions que je maitrise carrément moins pour tout te dire).
Aux antipodes de mes convictions de gauchiste convaincu tu dis ? Absolument pas.Si tu veux tout savoir, j'ai contrebalancé par une soirée plateau tv ayant pour baseline (pour les moins pubeux/pubères d'entre toi, rien à voir avec le lubrifiant) le militantisme avec Arthus-Bertrand suivi de Georges Marchais. Emouvant, passionant et efficace dans une émission d'une grande qualité, le premier fut le préambule idéal au documentaire consacré au second, personnage complexe et finallement précurseur de ce que devait être le parcours du parti communiste. Grandiose à ses débuts, certes drôle et attendrissant par la suite mais malheureusement pitoyable et oublié de tous sur la fin.
Voilà ce que fut pour moi le 1er Mai. L'occasion de voir que les luttes sociales ne me mobilisaient plus, que l'argent était finallement une solution viable aux problématiques écologiques, que l'intolérance était davantage dissimulée qu'enrayée, que les idéaux pronant l'égalité n'étaient plus seulement utopistes mais obsolètes ...et que les golfs avaient de beaux jours devant eux.
Constat pour le moins mitigé.
Vivement le 14 juillet et sa floppée de découvertes liberticides ! Plus que deux mois pour améliorer mon swing.
28 janvier 2008
"Caaaaaa, c'est vraiment moiiiiiiii!"
Je ne suis pas parvenu à berner le lecteur passionné de psychologie et fan d'analyses sans concession ni conivence qui someille en toi. Je n'aurais d'ailleurs pas du essayer, c'était à l'évidence te sous-estimer et pire, mal te connaitre. Cela aura malgré tout eu le mérite d'attirer ici une nouvelle catégorie de lecteurs par le biais de requêtes aussi étranges que "position sexuelles je suis trop petite il est trop grand" (avec la faute sinon ca ne marche pas), donnant à ce blog une ...autre dimension.
Toujours est-il que pour toi cher lecteur, voici la version initiale du post...et donc les dix vraies raisons de mettre en doute cette apparente perfection dont tu es convaincu depuis le début.
1. Je suis parfaitement égoïste. Enfin ca, tu t'en étais peut-être déja rendu compte auparavant mais crois moi, la faible approche de ma petite personne que tu peux avoir au travers de ces lignes n'est rien par rapport à ce que subissent ceux qui assistent à partagent ma vie.
2. Je suis superficiel. Et par superficiel j'entends également matérialiste, léger et inintéressant. Tu ne sera donc pas surpris d'apprendre que je suis un pur produit de la société de consommation. Loin d'être une fashion victime, je ne boude pour autant pas mon plaisir en portant des vêtements griffés achetés avec ma belle Goldmastercard tout en rêvant secretement à ce nouvel object high-tech ou cette nouvelle gamme de boxer haute couture qui si j'en avais les moyen changerait sans doute ma vie rien que de par le rituel de possession. Et malgré cela, je suis le premier à être scandalisé par la misère et la pauvreté. Cherche l'erreur. Je suis on ne peut plus capricieux, je me lasse très vite des choses et même parfois des gens et la quête de la nouveauté est un vice qui m'a souvent poussé à commettre des actions dont la stupidité n'a d'égale que l'immaturité dont je fais preuve la plupart du temps. Ajoute à cela le fait que bon nombre de mes actes ou décisions soient dictés par les apparences (et ce dans des domaines aussi variés que ma vie sentimentale, professionnelle, sociale et familiale) et tu auras une idée du calvaire que je vis et que je fais parfois vivre aux autres.
3. Cela va t'étonner, mais il m'arrive parfois d'être vulgaire, parfois dans mes propos, un peu plus souvent dans mes actes. Et pourtant, mon éducation et les différents environnements socio-économiques qui ont jalonnés ma vie sans parler de mon attitude en apparence impeccable tendraient à prouver le contraire. Je ne sais pas d'où cela vient, je sais que parfois, c'est comme ca. Et si ca t'plait pas, et bien sache que je t'em...brasse, profondément.
4. Je suis joueur. Tant au propre qu'au figuré bien que je m'interdise dorénavant de rentrer dans un casino. Ne va pas croire que j'ai perdu 15 millions de dollars en trois soirs, je ne me suis jamais trop fait plumer dans ces lieux de perdition. Reste que je sais ce qu'est la fièvre du jeu et que si je ne veux plus rentrer dans ce genre d'établissement, même avec en poche des possibilités de mise limitées, ce n'est pas sans raison. Je suis également joueur de facon générale, dans la vie et ca, c'est peut-être pire que de perdre quelques jetons à une table de blackjack. C'est tout du moins fort handicapant et il est bien plus difficile d'éviter d'entrer malgré soi dans une partie, quelqu'en soit l'enjeu, quelque puisse être le préjudice subit par ceux qui m'entourent. Mais je tente de résister comme je peux.
5. J'ai une hygiène de vie déplorable. Ne va pas croire que je sois de ceux qui ne font pas attention à eux et qui se laissent aller en négligeant les règles élémentaires d'hygiène et de maintien en forme. Je suis très propre sur moi, j'adore les douches, mes brosses à dent tiennent rarement 3 mois, je n'ai jamais touché à quelque drogue que ce soit de toute ma vie (et ca, j'en suis assez fier d'ailleurs vu le nombre phénoménale d'occasion que j'ai eu de pouvoir m'encanailler en m'asservissant chimiquement), je ne fume pas et je bois de manière raisonnable (enfin le plus souvent). Nan, le vrai drame auquel je suis confronté, c'est l'alimentation. Je mange n'importe comment, sans discernement et avec pour seul ligne de conduite de céder à mes envies. Je suis par miracle loin d'être en surpoids mais je sais que cette facon de bruler la chandelle par les deux bouts en faisant fi des conséquences sur ma petite santé finira bien par me jouer des tours. Mon taux de cholesterol tend d'ailleurs à le prouver.
6. Je suis vrituellement dépendant, et la plupart du temps je nie. Je suis un ancien chatteur intensif et j'ai malgré mon jeune âge près de 6 ans d'égarement virtuel à mon actif. Sur la fin, j'étais même modérateur sur l'une des plus grosses chatroom d'un grand serveur irc francophone. J'ai arreté tout celà il y a maintenant un an et demi et je n'ai finallement tenu qu'un an, le fait d'avoir créer ce blog étant manifestement une grave rechute. Je ne me suis néanmoins jamais considéré comme un no-life et cela ne s'est (presque...)jamais fait au dépend de ma vie sociale. Au contraire, cela a été l'occasion de considérablement élargir mon cercle de connaissance et de fréquentation irl (In Real Life) et de pimenter encore un peu plus ma vie sentimentale, chose qui au départ (n'en déplaise à certaines pourfendeuses d'hommes aux intentions parfois douteuses) était loin de faire partie de mes motivations. Et "pimenter", pas seulement . Car deux de mes plus belles histoires ont pour origine ce mode de communication que la croyance populaire attribue volontiers aux détraqués et viandards de tout poil.
La différence, c'est que maintenant je me limite et m'impose des règles horaires de surf (que parfois je transgresse), histoire de ne pas tomber dans l'exces, sans doute par peur que toute cette vie numérique bien réélle ne finisse un jour par nuire à ma vie offline.
7. Je suis méchant. Parfois gratuitement et même si j'aime reprendre les autres lorsqu'ils le font, je suis moi-même rompu à cet exercice déplorable.
8. J'ai un goût prononcé pour le mystère. N'insiste pas d'avantage, tu n'en saura pas plus. Tout ce que je sais, c'est que ca tourne parfois au ridicule.
***Bon pour la suite, je l'avais bel et bien rédigé comme ca alors je ne change rien***
9. Je suis narcissique. Mais je pense que c'est une évidence pour le monde entier. Rien que le fait de consacrer un post entier à mes petits défauts pour finallement te parler du sujet que je maitrise le mieux, c'est à dire moi, je pense que c'est assez symptomatique. Et je ne te parle pas du nombre de "je", "moi", "dieu" qui se cachent cà et là dans mes posts et commentaires. Et pourtant, j'ai tout un tas de raisons de me détester (en plus de celles que je viens de t'énumérer) mais immanquablement, plus que cette confiance en moi et cette self-estime qui me font cruellement défaut et que je ne montre jamais dans la vraie vie, ce qui saute aux yeux de la plupart des gens et qui finit généralement par me qualifier, c'est cette vanité et cette assurance puante que j'oppose à qui veut bien prêter une quelconque attention à ma charmante personne.
10. Je suis un menteur. Car tu t'imagines que tout cela est monté de toute pièce, juste pour que tu te rendes compte s'il en était besoin que je suis décidement parfait et que comme Sarmentanne, tu te demandes comment tu faisais avant moi. Rassure toi, je n'suis pas prêt de partir.
Car même si par le plus grand des hasards, tout cela s'appuyait sur des faits rééls, tu m'aimerais quand même, je le sais bien. C'est pas grave va, un jour j'arriverai bien à me faire à l'idée que l'on ne peut que m'aimer.
Il n'empêche que ce n'est pas facile tout les jours...
24 janvier 2008
Oh oui, frappe moi! ***version censurée après relecture***
Je sais. Je te sers tout un couplet sur mon absence à venir et la prévisible raréfaction de mes interventions sur les blogs de France et de Navarre. Ce qui ne t'empêche pas de me lire un peu partout, plus présent qu'à certains moments où je t'affirmais être bel et bien disponible (même si je te l'accorde, ce statut d'icône que le nombre croissant de tes visites et de tes compliments m'a conféré me rend de fait indisponible pour ne pas dire inaccessible).
Seulement voilà, certains d'entre toi l'ont bien compris, j'ai une facheuse tendance à me laisser aller à la contradiction sans autre motivation que d'aller au conflit, un peu à la manière de ces jeunes adeptes de tektonik qui refusent la dictature de la mode et de la beauté en s'affublant de crêtes absurdes et de vêtements flashy (dont l'agréssivité visuelle occulte généralement leurs appareils dentaires) juste pour le plaisir de la contestation par le mépris du bon goût et de l'élégance.
Tu me trouves réac' et culturellement intolérant rapport à la phrase précédente ? Et bien tant mieux, c'est un peu le but.
Car je ne sais pas pourquoi ni comment mais un vent de polémique et de contestation souffle actuellement sur pas mal de mes lectures quotidiennes. Et tu me connais petit lecteur, je suis parfait mais cette perfection s'appuie sur pas mal de défauts au rang desquels la jalousie figure en bonne place.
Ainsi, pourquoi eux et pas moi ? Car tu t'en doutes, j'aimerai moi aussi compter autant d'ennemis que de groupies et je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas moi aussi le droit d'être détesté, insulté, vilipandé.
Voici donc livré pêle-mêle ce qui en moi peut preter à la polémique, la contestation, le deni, la haine voire au dégout.
Comme dit la blonde, fais toi plaisir! Et déteste moi. Car si l'homme idéal n'existe pas, les exemples contraires sont légions et crois moi, j'y figure en bonne place. Tu ne t'en es jamais aperçu jusqu'ici mais il y a des centaines de raisons de me détester. En voici dix qui me viennent immédiatement à l'esprit.
1. Je ne me sens que très rarement concerné par la faim dans le monde, la guerre et toutes les banalités habituelles dès lors que ca ne me touche pas, même indirectement.
2. Je suis physiquement intolérant. Impossible de désirer un personne en s'appuyant sur une soi-disant beauté intérieure, la seule beauté avérée selon moi étant celle de la chair. C'est un comble quand on sait que je suis moi même très loin de ressembler à Brad ou à George mais que veux tu... Mais bon, je ne me contente pas de celà, c'est juste une sorte de "droit d'entrée" dans ma vie sentimentale.
***Toi le lecteur moche, continue quand même à venir hein, j'suis sûr que tu es très ...sympa***
3. Je vote à gauche. Ben oui, malgré tout. C'est quand même surprenant en l'état actuel des choses et j'ai parfois l'impression que c'est par dépis ou par aquis de conscience, ou peut-être même parce que ca fait bien. Mais bon, on ne se refait pas...
4. J'ai déjà manipulé des gens, même que c'étaient pas de playmobils, non , des vrais gens avec des vrais sentiments que j'ai piétiné sans scrupule pour arriver à mes fins. Mais maintenant, j'suis guéri, j'suis un vrai gentil. D'ailleurs je t'invite à venir en parler ce soir chez moi autour d'un bon verre de Chardonnay. Tu pensera à t'épiler, c'est important pour refaire le monde ensemble.
5. J'ai déjà embrassé un garçon. Et pourtant je suis moi-même un garçon. Bon c'était sans aucun sentiment et à la suite d'un pari mais vu que lui, il aime vraiment les garçons et que Benoit XVI, il dit qu'on peut aller bruler en enfer pour moins que ca, ben j'me dis que ca sent l'roussi...et je crains pour mes arrières.
6. J'ai martyrisé mon frère des années durant, histoire de voir ce que ca faisait d'être un tyran en culotte courte. Je te rassure, il s'en est bien sorti et est beaucoup plus intelligent que moi, c'est sans doute pour celà que nous sommes désormais très proches. Puis il faut dire que le fait d'avoir à nouveau un petit frère par la suite et de la martyriser ensemble nous a beaucoup rapporché.
7. Je préfère blogguer au taf que d'avancer sur ce foutu projet qui doit être fini en Mars, même que j'ai pas assez de temps et que j'vais finir par me faire virer. En vrai, j'adore le taf, je ne compte pas mes heures. Faut juste que ca vienne de moi...
8. Je suis trop grand. Ce qui ne facilite pas les choses quand comme moi, tu es un fervent défenseur des positions sexuelles en milieu particulier, notamment tout ce qui peut nécéssiter une table, une chaise, un bureau ou une machine à laver. C'est une question d'équilibre.
9. Je suis narcissique. Mais je pense que c'est une évidence pour le monde entier. Rien que le fait de consacrer un post entier à mes petits défauts pour finallement te parler du sujet que je maitrise le mieux, c'est à dire moi, je pense que c'est assez symptomatique. Et je ne te parle pas du nombre de "je", "moi", "dieu" qui se cachent cà et là dans mes posts et commentaires. Et pourtant, j'ai tout un tas de raisons de me détester (en plus de celles que je viens de t'énumérer) mais immanquablement, plus que cette confiance en moi et cette self-estime qui me font cruellement défaut et que je ne montre jamais dans la vraie vie, ce qui saute aux yeux de la plupart des gens et qui finit généralement par me qualifier, c'est cette vanité et cette assurance puante que j'oppose à qui veut bien me prêter une quelconque attention .
10. Je suis un menteur. Car tu t'imagines que tout cela est monté de toute pièce, juste pour que tu te rendes compte s'il en était besoin que je suis décidement parfait et que comme Sarmentanne, tu te demandes comment tu faisais avant moi. Rassure toi, je n'suis pas prêt de partir.
Car même si par le plus grand des hasards, tout cela s'appuyait sur des faits rééls, tu m'aimerais quand même, je le sais bien. C'est pas grave va, un jour j'arriverai bien à me faire à l'idée que l'on ne peut que m'aimer.
Il n'empêche que ce n'est pas facile tout les jours...
19 décembre 2007
Détresse
Non, je ne t'ai pas oublié. Non, je ne te délaisse pas pour un autre lecteur. Non, je ne remets pas en cause 4 mois d'amour (enfin 4 mois demain en fait, t'as vu que j'ai pas oublié notre anniversaire) et je ne tente pas de te quitter comme un lâche en me faisant de plus en plus distant, voire insaisissable.
En bref, non, je ne suis pas mort. Enfin pas tout à fait. Car je dois t'avouer que depuis deux trois jours, ca ne va pas fort, limite tel que tu me lis là je vais puiser au plus profond de moi, dans mes dernières forces pour trouver l'energie nécéssaire à l'écriture de ce post. Un peu à la manière de cet auteur paraplégique (dont le nom m'échappe et vu ma faiblesse, je m'vois mal faire des recherches dans wikipédia pour tes beaux yeux) qui rédigeait à l'aide d'une machine capable de retranscrire ses battements de paupières en mots, je fais abstraction de l'état qui est le miens pour te faire partager mes dernières impressions, aidé en cela par un ordinateur et une connexion internet gentiment fournis par mon cher employeur, quatre tasses de café servi par Jean-Claude, un correcteur orthographique (Si si, je tassure. Le seul problème, c'est que désormais je le desactive car tout ce rouge m'enervait) et deux strip-teaseuses (une blonde, une brune pour la parité) en guise d'assistantes et d'auxiliaires médicales.
Et crois le ou non, mais je garde le moral et me sens serein. J'ai en effet tout essayé: Remèdes variés (je te recommande l'intraveineuse d'Hennessy XO, une pure merveille. Inefficace certes, mais delectable à souhait), consultations à foison (Je te deconseille le proctologue, là tout de suite c'est moins fun que le cognac), délivrance de mandats à divers marabouts (Et dire que je ne profiterais jamais des bienfaits de ces gens sur ma virilité) , lecture de Pélerin Magazine (Oui, oh c'est bon hein, tu t'es jamais planté de bouquin au Magpresse toi?), rien n'y fait. Je pars donc tranquille, conscient d'avoir tenté l'impossible pour me sauver.
Mais non sans regret. Car en ces heures difficiles, ma première pensée va vers Nicole Kidman qui devra vivre avec le poid de n'avoir jamais pu me rencontrer. Je regrette aussi d'avoir céder aux sirènes de la belle petite infirmière qui faisait les vaccins contre la grippe payés par mon employeur il y a une semaine, j'ai usé une dose pour rien. Celui-ci étant efficace au bout de seulement 10 jours et étant donné que je ne pense pas passer la nuit, je regrette d'avoir pris la place d'un de mes vieux collègues qui lui en aurait eu d'avantage besoin (En même temps, toi le lecteur jeune, remercie moi, ca t'fera toujours ca de gagné en cotisation retraite). Et puis il y a ces lieux mythiques où je ne me serai finalement pas rendu. La cité interdite en Chine, le Madison Square Garden de New York, les terres désertiques d'Irlande, Montauban, l'arrière-cuisine du Balto...
Ce qui me rassure quelque peu, c'est que je disparais en pleine gloire, aidant ainsi ma légende à se former rapidement. Les lecteurs (dont toi) en étaient arrivés à me déifier, et même à m'ériger au rang de sex-symbol et cette suite tragique que semblent prendre les événements va enfoncer s'il en était besoin un peu plus le clou, faisant de moi le premier être humain elevé au rang de symbole éternel de la perfection (et je le dis en toute modestie). J'en veux pour preuve ce commentaire tentant d'user de ma notoriéré pour faire de la pub à un obscure site canadien, ou encore ce mail reçu il y a peu d'une bloggeuse débutante me demandant de la parrainer pour l'aider à se faire connaitre (depuis, il semble que son site pourtant assez drôle periclite quelque peu faute d'alimentation régulière. Faut-il y voir une manifestation de la malédiction blackmilkienne ? Je ne pense pas), les demandes en mariage incessantes, les propositions de tournage (parfois indecentes) et les e-card aux couleurs flashy et tu comprendra que je parte le coeur léger.
Alors voilà, puisqu'il faut savoir partir, je pars (enfin pas tout de suite, t'as failli y croire hein). Car j'ai beau m'emmitoufler et me couvrir au maximum (Un jour, en exclusivité ici, j'te montrerai comment que j'suis trop "beau" dans ma tenue d'hiver), avoir rendu visite à ma jolie petite pharmacienne (première fois que j'y allais depuis mon déménagement, jolie surprise. A croire que j'ai un truc avec le personnel médical ou apparenté) en implorant son aide pour abréger mes souffrances, m'être shooté au dolirhume, avoir enchainé les fix à base de strepsil Miel Rosa (Oui, je sais la classe) coupé à la farine Maizena, avoir pour finir tenté de combattre le mal par le mal en cédant à l'appel du grogue, rien n'y fait.
J'ai le rhume mon petit lecteur. Cette saloperie aura finalement réussi à avoir ma peau. Et tu peux me croire, tandis que je sens la vie quitter peu à peu mon corps mutilé par la maladie, je garde une certaine rancoeur contre ces gens qui m'entourent et qui ne savent pas profiter de moi tant qu'il en est encore temps. La plupart d'entre-eux étant accroc à l'information et les conditions météorologiques aidant, figure toi que ces ingrats préfèrent ignorer mon état de délabrement pour offrir leur compassion à des types qui pourtant ne le mérite pas: les sans-abri.
Car ces gens là eux, ils ont la chance d'être malheureux, miséreux, sales et désocialisés. Et ca, ca marque bien plus les esprits qu'un pauvre petit jeune homme de classe moyenne propre sur lui. Ces pauvres bougres habituellement laissé-pour contre de la société en général et des médias en particulier sont absents des esprits de chacun, comme invisibles jusqu'à cette période de l'année où apparaissent les premières gelés. Parce qu'il faut parler clairement, entre Mars et Octobre, les sans-domicile-fixe, tout le monde s'en fout. Mais dès qu'il fait froid, là on ne sait plus quoi faire pour éradiquer la misère de nos rues et se donner bonne conscience juste avant les fêtes de Noël, juste pour se prouver à soi même qu'on est généreux lors de la seule période où cela est nécéssaire. On va même jusqu'à leur payer des tentes et monter des villages-vacances dans des lieux paradisiaques, au coeur de la capitale avec vue imprenable sur des édifices emblématiques sous couvert d'alerter l'opinion sur le malaise sociale. Et je ne te parle pas de ceux qu'on nourrit, qu'on transporte, qu'on bichonne en leur dédiant un SAMU rien que pour eux, qu'on exempte même d'impôts et... de redevance TV!
Moi, personne ne m'offre de lieu de villégiature privilégiée au sein de la capitale, personne ne s'inquiète de mes conditions d'hebergement (ce matin par exemple, le gardien n'avait pas encore rentré les containers-ordure lorsque je suis sorti, j'en suis encore tout choqué), je dois me déplacer pour aller faire mes courses moi-même et je n'ai jamais eu la chance de recevoir de l'argent de quelqun dans la rue! Et en plus, je paye des impôts moi Madame. Et malgré cela, je suis en train de crever, et tout le monde s'en fout. Même mes collègues ne s'appitoyent pas sur mon sort malgré mon teint blafard, mes yeux rougis, mon nez disloqué. Non, il n'y en a que pour les pauvres, ceux pour qui la saison se prete à l'empathie.
Ces dizaines de milliers de gens sans toit, les autres millions qui se saigneront aux quatre veines pour payer un cadeau de Noël décent à leur progéniture, ceux qui seront seuls, accablés et dont l'on se fout toute l'année. Ces gens-là n'ont même pas la correction de la mettre en sourdine durant les fêtes comme ils le font le restant de l'année. Il faut encore qu'ils se montrent, histoire de venir gacher le bonheur des riches, et d'éviter à de pauvres petis enfants gatés comme moi de se plaindre d'aise. Et ca, plus que le rhume, ca me rend malade.
***Pour toi lecteur inculte qui ne connait pas encore Didier Super: http://www.dailymotion.com/video/xhq8s_marre-des-pauvres
***Pour toi lecteur riche qui a déjà donné plus d'un million de dollars à la Blackmilk Foundation: http://www.secourspopulaire.fr/donnez.0.html
***Pour toi lecteur qui a du temps mais pas trop d'argent: http://www.restosducoeur.org/frameset.php?r=3
***Pour toi le lecteur qui veut travailler plus pour gagner plus et dont le sort des pauvres n'est pas ta priorité: http://www.elysee.fr/accueil/
07 décembre 2007
'cause i've got you under my skin...
Oui Christine, je t'aime. Parce que tu n'as mis que quelques jours à me rendre l'argent que tu m'avais volé. Faisons donc fi du passé, depuis ce matin et le moment où j'ai vu sur mon compte que tu étais revenue à la raison, j'ai décidé de t'aimer, comme sans doute personne ne t'a jamais aimé avant...jusqu'au prochain couac de tes services tout du moins.
So Darling, sans rancune. See you tonight.
NB: Toi le lecteur auprès de qui je m'étais engagé à résoudre tes problèmes avec les services de ma nouvelle grilfriend, tu te doutes bien qu'à présent la situation est toute autre.
C'est toujours comme ca, les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Et comme on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même ;)
14 novembre 2007
Demain, j'enlève le bas.
Certaines causes dépassent les clivages habituels et valent la peine que l'on prenne pour elles des risques inconsidérés. C'est pourquoi je vais aujourd'hui m'impliquer personnellement dans un combat qui me parait juste et vital pour l'avenir de l'humanité. Il est fort probable qu'en m'engageant de la sorte, je me mettes à dos bon nombre de lecteurs dépendants de ce modeste espace de défense de la liberté et des droits de l'homme. Qu'importe, il y a des fois où le courage est une nécéssité et où la vérité doit être dévoilée au grand jour quel qu'en soit le prix.
Aujourd'hui cher lecteur, je suis devenu féministe. Oui, je sais, c'est assez surprenant (un peu comme Richard Berry mangeant un sveltesse, mais en moins esthétique) et tu te dis que la bonne époque (celle du machisme dissimulé et non assumé de ce blog et celle de la vision masculine du monde dont mes posts étaient empreints) est révolue. Sans doute, mais il y a parfois dans la vie d'un homme des faits qui le poussent à évoluer, à tendre vers le mieux et à mettre de côté ses aspirations (j'ai failli mettre que cette phrase était sponsorisé par Dyson puis j'ai pas osé) et ses rêves personnels dans l'intérêt du plus grand nombre. Aujourd'hui donc, pas question d'aborder des sujets qui d'habitude te préoccupent comme la couleur de ce short qui a récemment déchainé les passions, la découverte d'une faune marine riche et variée lors de mes escapades à la piscine (quoique...) ou bien encore mon combat pour la réhabilitation de Charles Villeneuve, grand journaliste d'investigation trop souvent critiqué. Depuis ce matin, ce blog se veut être le temple de l'égalité sous toutes ses formes.
Comme toi, je me révoltais contre l'instrumentalisation de la parité homme-femme, dégouté par ces textes et dispositifs qui sont totalement contre-productifs et donnent aux femmes ce statut d'assisté dont elles ne veulent pas. Comme toi je m'accordais à dire que donner aux femmes des outils visant à les aider à s'élever socialement était une insulte grave à leur intelligence et à leurs capacités. Comme toi, je faisais miennes les thèses d'une bloggeuse citadine blonde qui se révoltait contre le féminisme et ses nombreux travers.
Seulement voilà, ce matin à 7h30 tandis que je roulais tranquillement en songeant à la manière dont j'allais aborder les entretiens programmés ce matin (Nous les défenseurs de ces valeurs trop souvent oubliées que sont la déontologie et le professionnalisme -sans parler de la modestie-, nous sommes comme ca, nous vivons notre travail H24 comme des sociopathes partagés entre le sacerdoce et la passion), le journal de France Inter mit fin à 25 ans de résistance à la pensée féministe (25 oui, la valeur n'attendant pas le nombre des années, je fus contre-militant dès mon plus jeune âge). Car une information sommairement abordée m'a soudain permis de voir les choses sous un autre angle.
Les faits se passent en Suède (Alors là, avec les mots qui vont suivre et la magie des moteurs de recherche, ce blog va sans doute devenir un vrai nid à pervers. Ca compensera la perte de mes lectrices habituelles...) où les féministes du cru se battent pour faire valoir leur droit à l'égalité. Nos amies suédoises militent ainsi pour le droit des femmes à se rendre à la piscine seins-nu. Celles-ci estiment en effet que si les hommes peuvent s'ébrouer dans les bassins en montrant leur torse à qui le veut, elles peuvent elles aussi prétendre à ce droit élémentaire.
Comment ne pas embrasser la cause féministe aux vues de ces éléments ? Peut-être en se disant que tout n'est pas forcément bon à prendre voir et qu'il n'est pas toujours opportun de réduire le choc générationnel. Etant un habitué des bassins (ne va pas croire pour autant que je sois sportif), je croise plus de personnes du 3ème âge que de nymphettes au corps luisant et je peux donc te dire que dans certains cas, le maillot de bain évite tout choc traumatique en epargnant ceux qui n'ont aucune attirance pour les mots "flasque" et "décrépitude". Ou peut-être en sublimant comme moi les êtres par la suggestion, comme pour mieux profiter du préambule trop souvent délaissé pour l'oeuvre elle-même.
J'ai beau désormais être un féministe convaincu (par les suédoises comme par mes instincts de primate), je n'en déplore pas moins cette tendance facheuse qu'ont les militantes à nous faciliter la tâche, contraignant les femmes modernes à enlever le haut. Tantôt en le brulant, tantôt en nageant sans.
N'empêche, vivement demain.
>>>Sources d'inspiration (ou de plagiat) et documentaires:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/accueil/
09 novembre 2007
Fast Mood : Tout est bon dans le cochon
Tu dois connaître toi aussi ces magnifiques chaînes de mail qui polluent nos boites personnelles et professionnelles. Et bien figure toi que chez mon employeur, ca fait pour ainsi dire partie de la culture d'entreprise, comme une sorte de complot généralisé visant à t'ensevellir sous une avalanche de femmes nues, de vidéo de chutes stupides et autres mails réalisant les souhaits pour peu que tu les transfères à au moins 15000 contacts dans les 3,7 prochaines secondes. On en arrive à un point tel que les nouveaux recrutés sont tout de suite mis dans le bain avec l'envoi de mails divers et variés visant à évaluer leur réaction et surtout visant à vérifier s'ils vont le transférer à leurs amis bleus (aucun rapport avec les schtroumpfs, j'aimerais que tu te concentres un minimum, je parle des autres nouveaux recrutés) et donc se rendre complices de cet énorme détournement des moyens de production de notre cher employeur. Ceux qui auront passé le test avec succés bénéficieront ensuite de ta bienveillance et seront les heureux destinataires d'une incroyable quantité de mail avec pour objet Tr:tr:tr:personnel, mails qu'ils transféreront à leur tour et qui feront le tour de la France avant de revenir comme par miracle dans ta jolie petite messagerie constamment saturée.
Car c'est l'un des principes de notre établissement en matière de chaines via mail, chaque vieux powerpoint que tu transfères finit inévitablement par t'être retourné. Il y a des avantages à travailler dans une structure de quasi 28000 personnes mais cet effet boomerang fort désagréable n'en fait selon moins pas partie. Toujours est-il qu'aujourd'hui, cette tendance à l'abus numérique a déchainé les passions au sein même de mes collègues les plus vieux, acariâtres ne sachant même pas cliquer sur une souris plus réfractaires à l'informatique et à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un moyen de travailler plus vite sans attendre tranquillement le jour de la retraite (et oui, ils y croient encore).
Ce mail magnifique, ce concentré de données numériques consensuelles, c'est le test du cochon. Tu vois ami lecteur, le test en question est soi-disant un moyen infaillible d'analyser la personnalité du quidam qui s'y essaie et cette succession de phrases dignes de la psychologie de comptoir dévellopée par le plus paumé des pilliers de bar qui soit est censée faire ressortir ce qu'il y a au plus profond de toi (Aucune vanne lourde ne me vient alors que j'écris cette phrase), histoire de montrer à la face du monde que tu es un pervers sociopathe adepte de la torture des animaux morts (surtout les pandas) ou au contraire un chantre de la vertu et des bonnes moeurs toujours prêt à aider son prochain (surtout les enfants).
20 minutes. Ce n'est pas paru dans le journal qui enterre chaque jour un peu plus la presse quotidienne de fond, non 20 minutes c'est le temps opérationnel que ce test à la con a fait perdre à environ une dizaine de collègues. Tout ca pour s'entendre dire tiens tu as fait le test ? Moi je suis plutôt ci, toi tu dois être plutôt ca... Car c'est là qu'est le génie de la production "psychologique" en question, elle est à la porté de tous et les commentaires et analyses qui en découlent contenteront de toute façon la personne qui a eu la faiblesse de croire en ces balivernes (enfin presque toujours.......).
Tu as dessiné le cochon à tel endroit ? Dommage, malheur sexuel pendant 25 ans après que les sept plaies d'Egypte te soient tombées dessus alors même que tu venais de perdre ta femme, ta maitresse et Rex, ton superbe berger allemand trés affecteux qu'ils ont euthanasiés parce que la pauvre bête avait eu la maldresse de confondre la tête d'un nourrisson avec son jouet habituel. Tu as dessiné sa queue en tire-bouchon ? Tu dois sans doute avoir un penchant pour le sexe et le vin (sous-entendu avec une bouteille de vin) et il est fort probable que tu roules en Renault Twingo (où en Kangoo si tu es blonde). Et tout un tas d'autres conneries qui doivent te permettre de mieux te connâitre.
Marie-Laure, l'instigatrice de cette folie destructrice l'a reçu par mail hier soir d'une collègue de Toulouse :
- C'est génial non, hier avec Robert (il ne s'appelle pas réélement Robert mais c'est vrai que ca, tu t'en moques trés certainement) on en a rit une bonne partie de la soirée...
Gé-nial. c'est le mot. Cette chère Marie-Laure qui est sans doute ma collègue la plus coincée (je sais, il faut se méfier de l'eau qui dort, le problème c'est que là, cela s'apparente légèrement à une marre asséchée) aura au moins eu l'occasion de faire des cochonneries avec son mari, ne serait-ce qu'un soir. Alors non, je ne publierai pas le test en question car je ne veux pas me faire le relais d'un tel amas d'inepties. Je ne parviens pas à comprendre que l'on puisse accorder du crédit à toutes ces choses merveilleuses qui parviennent à te faire voir des choses que tu n'es pas capable de voir toi même (forcément, t'as pas fait de maîtrise de chochonologie et tes deux premières années de fac de psycho passées à la BU à draguer les petites étudiantes en droit ne t'ont pas permis d'avoir le savoir théorique nécéssaire), ou pire que l'on puisse croire que son avenir dépende de la façon dont on aura répondu au test, de la vitesse à laquelle on aura renvoyé le mail ou de sa date de naissance et de la position de Vénus dans la septième maison de Saturne au moment même où je te parle (non ne vérifie pas, la maison en question a été acheté grâce au merveilleux procédé de subprimes et celà ne te rassurerai sans doute pas quant à l'avenir de toi et de ces deux petits monstres qui te servent d'enfants).
Alors ai-je fait le test en question ? Tu vois, je suis déçu, mais vraiment déçu. Je pensais que l'on commencait à se connâitre un peu, j'allais même te proposer de me payer un café au McDo après avoir partagé avec toi les anecdotes de mon enfance déchirée où mes parents m'obligeaient à aller chercher du cherry coke au puit, les pieds nus dans la neige mais non, tu me demandes si j'ai fait ce test pour abrutis en mal de repères.
Bien sûr que je ne l'ai pas fait, je ne vois pas quel intérêt je pourrais accorder à un test qui me dit que la place que j'accorde à la séxualité est négligeable, tout ca parce que j'ai oublié un trait... Je suis néanmoins curieux de savoir ce que le test en question dira de toi!
***Note pour toi cher lecteur lettré: Rassure toi, un jour nous aborderons mon goût pour les théories de Jung et de la formidable avancé que cela a été pour la gamme de soin pour la peau Nivéa! ***
08 octobre 2007
Ah, si tout était aussi facile...
En ces temps de "malbouffe" et de junkfood standardisées qui apparaissent comme une sérieuse menace sur nos traditions culinaires, à l'heure où le débat sur les ogms fait rage et où les maladies touchant les animaux à la base de notre alimentation progressent comme une trainée de poudre, il est parfois bon de se recentrer sur des valeurs sûres. Le respect et l'humilité face à la nature comptent parmi mes principes fondamentaux et c'est donc dans cette ligne que je souhaite partager avec toi ma fascination pour une oeuvre majeure du XXIème siècle. Cette réalisation est extraordinaire et si je ne voulais pas en faire trop, je dirais que c'est la plus belle chose que l'homme ait créé depuis le rasoir éléctrique avec crème hydratante incorporée. Mais si! Le phillips là pour lequel tu t'es endetté sur 15 générations, celui que tu regardes non sans admiration s'autonettoyer en te disant que le summum de l'electroménager, ca serait quand même une assiette et des couverts qui s'autonnettoieraient (oui, y a le lave vaiselle mais c'est pas tout à fait ca, faut quand même le remplir et le vider), une salle de bain qui s'autonettoierait, un appartement qui s'autonettoierait, un monde autonettoyable ... J'ai fait un rêve mon ami, celui d'un monde où tout s'autonettoierait, où la saleté serait jugulée dans les plus brefs délais... Je rêve d'un monde où les ballets brosses et les serpillères se donneraient la main (Oui, c'est vrai que c'est chaud de se donner la main quand justement celle-ci te fait défaut mais bon, on va pas pinailler) et uniraient leurs efforts à ceux des swifers pour rendre le monde plus beau, plus net, plus propre... Un monde dans lequel regnerait une sympathique odeur de Bref Javel Net et dont la clareté des vitres lavées au Monsieur Propre spécial vitres donnerait à ses habitants une impression de lumière, une lumière de propreté guidant le peuple à travers les siècles...
Mais je m'égare. Cette merveilleuse invention donc, c'est une montagne d'ingéniosité, c'est un roc de créativité (C'est un roc!...c'est un pic!...c'est un cap!...Que dis-je c'est un cap?...C'est une péninsule! Oui, tu as vu juste, c'est de moi). Le compromis idéal entre la grande gastronomie à la française, la cuisine en lien avec le développement durable et surtout le respect des valeurs de terroir, le tout aggrémenté d'une pointe de mondialisation d'exotisme (encore et toujours): Le 280 de chez MacDonald's.
Car oui cher lecteur, le 280 est bel et bien le fleuron de la gastronomie française. Tout d'abord, n'en déplaise à ses détracteurs écolos et altermondialistes, le 280 est garanti 100% français. Les aliments sont français, la masse de tout ces pauvres petits étudiants exploités la main d'oeuvre est française, l'éléctricité est française, le sol de fabrication est français, même l'huile utilisée pour le saturer de cholestérol est française. Ca ressemble à s'y méprendre au chapitre du programme politique de notre cher président concernant l'immigration, sauf qu'ici on ne se risque pas à faire un test ADN aux tomates pour rapprochement familial de peur qu'elles ne soient pas 100% garanties sans OGM. Car l'opinion publique l'oublie trop souvent, l'amendement Mariani va mettre de pauvres gens sur la touche, laisser-pour-compte de la société par un durcissement illégitime des contrôles de l'immigration dont les tomates seront manifestement les premières (mais pas les dernières) victimes (Un mec courageux et assumant son humour pourri vous dirait que "l'amendement Mariani, c'est le pied de tomate qui cache la forêt" mais je ne suis pas ce genre de mec). Bref, le 280 est franco-français et dame ainsi le pion aux fachos extremistes nationalistes (oui je sais le raccourci est facile, il n'en reste pas moins que cela reste une vérité facilement vérifiable) et altermondialistes qui seraient tentés de le qualifier d "'instrument de la mondialisation".
Ensuite, quoi de plus écologique qu'un 280 ? Il est entièrement biodégradable, ne dégage aucun gaz à effet de serre et en plus, il est "vert" (Oui, la salade, essaie un peu de suivre!). Il est également écologique de par sa conception. En effet, la plupart des "équipiers McDo" qui le fabriquent sont exploités jusqu'à la moëlle pour un salaire de misère et le fait qu'on les presse comme des citrons garantit une production de masse où le rendement est optimisé. Aucune déperdition d'énergie donc. Et je ne te parle pas du fait que je n'ai même pas besoin de prendre ma voiture quand je veux m'en faire un (de 280, pas d'équipier McDo; tu ne suis vraiment pas, ca en devient fatiguant) et que son emballage est 100% recyclable et me permet donc de faire un geste pour l'environnement lors du tri des déchets. Tu l'as bien compris, au delà même de sa valeur écologique intrinsèque, le 280 participe à la responsabilisation et à la prise de conscience des citoyens du monde que nous sommes toi et moi (enfin surtout toi vu que t'as lu dans le dernier cosmo que c'était "vachement hype" de recycler et que les plus grandes stars comme Lorie ou Christophe Lambert s'y étaient mis depuis longtemps ).
Enfin, le 280 c'est cette nourriture magnifique qui fait vivre l'économie française, notamment les praticiens spécialisés en chirurgie cardio-vasculaire mais aussi les fabriquants de lessive, les industriels du soft drink, les spécialistes des pèse-personnes et même les pompes funèbres! Alors comment ne pas s'extasier devant ce petit bijou alimentaire!
Hier donc comme tous les ans, j'ai débuté ma cure de 280. Cette année, miracle du marketing, Ronald a eu la merveilleuse idée de décliner son sandwich phare en 4 versions à la sauce changeante, histoire d'assoir d'avantage son leadership sur le marché mondial du hamburger mortel. Poivre, cheesy, moutarde, classique, je ne vais même pas pouvoir y resister par le biais de la lassitude! Il pense quand même à tout ce Ronald.
Hier donc, avec la bonne excuse de sortir du golf et de ne pas avoir envie de cuisiner quoi que ce soit (peut être un reflexe de survie, ce n'est pas un hasard si je me mets aux fourneaux en moyenne une fois l'an, je suis un piêtre cuistot et j'en suis conscient) et surtout d'être seul pour diner, je suis passé à RonaldLand, histoire d'assouvir cette envie irrépressible.
Bilan des courses (là j'ai franchement hésité à te mettre une vieille vanne du genre "Photo entre le 14 et le 3 à la corde pour la première place suivi du 12 Jackson du Crépuscule monté par Jos Verbeck" mais non, j'me suis dis que d'une tu ne comprendrais pas forcément et de deux tu valais mieux que ca)? Un Maxi Best of (un menu xl si tu prefères, avec grande frite et grand sprite) McDeluxe avec à coté...un 280. Je n'ai pas voulu pousser le vice jusqu'à prendre un dessert, je fais quand même un minimum attention à ma ligne! N'empêche que ce soir, c'est piscine pour avoir bonne conscience.
26 septembre 2007
Mieux que les parapluies de Cherbourg!
Certaines choses vous tombent dessus sans que vous vous y attendiez (c'est même un principe de base de cette succession d'événements malheureux qu'est votre vie dès l'instant où vous n'êtes ni devin ni astrologue). Ainsi, sans crier gare, votre vie peut changer du tout au tout en un instant sous l'influence d'un élément qui semblait pourtant anodin (A qui ?). Tu as forcément connu ca aussi petit lecteur, ce jour qui semblait être comme tous les autres jours et où ta vie a basculé irrémédiablement te propulsant dans ce qui devait être ta dernière chance de te faire entendre avant le jugement dernier.
Hier soir, alors que je mettais une chaine musicale en fond sonore, mon sang n'a fait qu'un tour lorsque l'écran a affiché le clip "Umbrella" de Rihanna. J'aurais eu un verre à la main, il est probable qu'il m'aurait échappé et serait tombé au ralenti (environ 30 secondes pour parcourir 1m40) avant d'exploser dans un choc terrible et esthétique contre le parquet sur lequel il allait tragiquement finir en morceaux éparpillés (Un peu comme dans ces films à la con comme Matrix où le réalisateur essaye de combler son manque de talent par le recours aux effets spéciaux). Fort heureusement, à cet instant précis je n'avais pas soif (comme quoi parfois la vie d'un verre ne tient qu'à un fil).
Elle était là, à seulement deux mètres de moi en train d'étaler son merveilleux talent sur une diagonale de 82 centimètres... Jeux de jambes parfait, maitrise totale de son corps, rythme dans la peau, il n'y avait rien à redire. Mya Fry elle-même n'aurai pas fait mieux (oui je sais, quelle référence...Que du beau monde sur ce blog je te dis!). Et que dire de cette adresse propre à la belle concernant le maniement du parapluie... Quand à son corps parfait mis en valeur par une garde-robe étudiée dans l'optique de permettre aux membres les plus retords et les plus vieux du corps ecclésiastique de défier les lois de la gravité, se présentait comme un fruit défendu dans lequel on aurai volontiers croqué à pleines dents pour ensuite s'en lecher les doigts avec délectation.
Et puis il y a la chanson dont le refrain est fait de telle façon qu'on a l'impression que l'interprète gémit sans savoir s'il s'agit d'une simulation sexuelle ou de l'affirmation de cette domination qu'elle exerce sur le sexe masculin de par la fascination dont elle fait l'objet. "Umbrela-aahaa-aahaa-aahaa"... Jamais un parapluie n'avait été si évocateur, si provocateur...
Forcément, tout lecteur féminin (et par conséquent tolérant et ouvert...) que tu sois, tu ne peux t'empêcher de t'étonner comme mon entourage de l'attirance qu'exerce cette délicieuse personne sur la plupart des hommes heterosexuels de notre belle planète. Pour toi, ses courbes vertigineuses sont le fruit d'heures de trucages vidéos et elle ne trompe personne en s'exhibant honteusement sous couvert de la sophistication propre à la séquence où elle évolue en tenue d'Eve, comme transformée en une vestale entièrement faite d'argent en fusion. "Une femme nue qui vend son cul pour faire du fric, toute argentée et sophistiquée soit-elle, ca reste une prostituée de luxe". Voilà ce que j'ai eu l'occasion d'entendre à l'évocation de ce clip enchanteur.
Et puis tu ne peux t'empêcher de penser à l'aliénation du "sexe faible" (qui n'a de faible que le nom!), à la condition de LA femme (pardon "des femmes", sinon ca fait sexiste :p) à toutes ces femmes que j'ai aimé, avanttttttt qui ont brulé leur soutien-gorge dans les années soixante pour que tu puisse enfin t'afficher dans ce rôle que tu possèdes pourtant depuis la nuit des temps, celui du maître du monde.
Alors avant que tu t'enflammes d'avantage et que tu te mettes à me citer Simone Weil, laisse moi t'expliquer pourquoi tu as tort et surtout pourquoi j'ai raison! (Ben oui, faut ce qui faut! Tant qu'à te "rentrer dans le lard", autant y aller carrément).
Rihanna n'a rien de plus que toi quand on y regarde de plus près. Je suis sur que tu as les mêmes petites fesses rebondies qu'elle, que ta peau semble tout aussi douce et parfaite que la sienne et que tu peux même te vanter d'avoir des lèvres bien plus pulpeuses et enivrantes que les siennes! Et même si ce n'est pas le cas, tu n'en es pas moins belle et charmante pour autant, rassures toi.
Non, ce qui me fait de l'effet chez Rihanna, c'est qu'elle réussit à devenir l'incarnation de la sensualité en un seul regard jeté négligement sur sa proie, comme pour bien lui montrer ce que c'est qu'une femme qui s'assume et a parfaitement conscience de son pouvoir sur ses congénères. Après, je ne te mentirais pas en essayant de te faire croire que le même regard chez Marianne James (mais que de références dures à assumer aujourd'hui!) provoquerai chez moi le même émoi ("et moi, et moi" comme dirait Jacques). Non, il y a des limites à tout.
Néanmoins cher lecteur, peut-être que Rihanna vend des disques avec son corps et peut-être que tu es dans le vrai lorsque tu la considères comme une pouffe prête à toutes les vulgarités pour attirer l'attention des mâles frustrées prêt à acheter ses disques pour en afficher la pochette dans leur casier à la salle de sport comme tout "vrai mec" qui se respecte... N'empêche que le jour où tu auras le même regard qu'elle (qui plus est dans les mêmes conditions qu'elle, c'est à dire en jouant la comédie et en ne te contentant pas d'exprimer un ressenti), tu seras en possession du pouvoir le plus puissant au monde...Et là tu pourras critiquer les jeunes filles qui redonnent au parapluie ses lettres de noblesse (perdues face au K-way depuis l'intervention d'un certain Dany Boon).
Merci Rihanna. Que Dieu te garde.
NB: Il n'y a dans ce post rien de personnel, et sache cher lecteur de sexe féminin que tu viens simplement de lire la réponse à un lynchage généralisé et parfaitement injustifié orchestré par nombre de tes homologues évoluant à mes côtés dans "la vraie vie". Sache aussi qu'aucun parapluie non bio-dégradable n'a été utilisé lors de la rédaction de ce post.
19 septembre 2007
Bernard ? Laporte bordel ! (J'essaye de concurrencer Meryll sur les jeux de mots)
Comme chaque midi, le partage du repas entre collègue est l'occasion d'échanger sur des thèmes aussi variés que l'opération de la hanche du père de Sophie, la préférence affichée et assumée de JF pour le porno professionnel ( "tu comprends, les actrices dans l'amateur, ca n'est quand même pas la même classe, elles ne jouent pas aussi bien" ), l'actualité politique ou les commentaires footballistiques de notre-directeur-bien aimé. Seulement voilà, il ne t'aura pas échappé que nous sommes en période de coupe du monde.
La coupe du monde, c'est un peu le remède à tous les maux, une panacée sportive durant laquelle les foules ne se préoccupent plus de l'augmentation du coût de la vie, de l'insécurité incroyable accentuée par de jeunes criminels (Ok, selon la croyance populaire, un criminel c'est toujours jeune mais bon commence pas à pinailler!) qui ont l'audace de venir narguer les honnêtes gens avec des engins d'l'enfer appelés pocket bike ou encore du fait que les gendarmes ( dans le texte "Ces enculés d'condés") vont t'empêcher de conduire la vieille épave qui te sert de moyen de transport ta magnifique Ford Escort année modèle 1989 (que tu rembourses encore après 10 ans) sous prétexte que t'as pas dis non à Dédé, le patron du Balto quand il t'a proposé un dixième Ricard à la fin du match. La crème de la crème d'un sport se rassemble en un point donné du globe et parvient à occulter l'activité des 6 milliards d'autres êtres humains et ce peu importe le sport. Car le spectateur se moque bien qu'il s'agisse de rugby, de curling (cher lecteur, toi qui es fan de ménage et qui aime les climats secs et froids, je t'invite à découvrir ce merveilleux sport venu du Nord) ou danse de York-Shire synchronisée, dès qu'il s'agit d'un événement à dimension mondiale, il faut qu'il soit de la partie ne serait-ce que devant son téléviseur (surtout devant son téléviseur dès lors que la consommation régulière de Kronembourg est un handicap majeur à la pratique du sport en question).
Alors forcément, depuis 15 jours rares sont les jours où je n'entends pas parler de rugby, même le midi. Pire, lors de l'ouverture de la fameuse coupe en question, notre-directeur-bien-aimé était venu affublé du maillot de l'équipe de France sous son costume sombre, cassant ainsi son image habituelle de responsable hiérarchique austère et perdant par la même occasion toute crédibilité. J'avoue qu'il fut un temps, j'avais songé à acheter le-dit maillot, étant moi-même quelque peu chauvin et ayant à coeur de participer moi aussi à cette grande frénésie ovale qui semblait vouloir s'emparer du pays, histoire de voir ce que ce que ca fait de se sentir porter par les mêmes sentiments et impressions que toi, sans pour autant être obligé de rouler en Ford Escort.
Seulement, cet envie n'a été que de courte durée et je crois que ce n'est pas tant les affres de la défaite de l'équipe nationale que les grandes affiches mises par décathlon devant le magasin ( "Le Maillot de rugby France: 40€ 35€ " )au lendemain du match d'ouverture qui m'ont remis les idées en place. Alors imagine qu'elle fut ma surprise quand ce midi (Oui, le sacro-saint moment de la pause déjeuner, celui ou je peux enfin m'extraire à l'incroyable pression de mon job) en lisant les pages sport de la presse régionale je lis une sorte de torchon rédigé par un abruti fini un article dans lequel un journaliste sportif espère que les bleus vont pousuivre sur leur lancée victorieuse insufflée par le match contre la Namibie.
OK, tout ca n'est qu'un sport et il y a certes des choses plus inquiétantes à l'heure actuelle. La famine qui ronge actuellement la Somalie et le réchauffement de la planète sont évidemment bien plus préoccupants. Seulement voilà, sauf erreur de ma part, la Somalie n'a même pas réussi à se qualifier (Il est vrai qu'il est diffficile de jouer au rugby quand on mange un grain de riz à chaque repas) et il n'y a à ma connaissance aucune coupe du monde de la pollution au CO2 organisée en France cette année. Personne n'en parle en ce moment donc concentrons nous sur les événements dignes d'intéret (puisque médiatisés).
Je veux bien qu'on me prenne pour un abruti depuis quelques semaines en érigeant les rugbymen au rang de dieux vivants, en essayant de me vendre des voitures/ abonnements de téléphone portable / lessives / yaourts simplement en montrant à l'écran une star de l'ovalie ou en se proclamant sponsor officiel de la coupe du Monde. Je veux bien qu'on me saoule chaque jour en essayant de me faire croire à l'aspect glamour et honorable de ce sport de beaufs mangeant du cassoulet et copinant sous les douches avec l'air de ne pas y toucher. Je veux bien que ce sport véhiculant soit-disant des valeurs de respect, de tradition et de fraternité mais certainement pas dans le but de faire du fric soit diffusé sur Tf1 (Tu sais comme moi que s'il y a une chaine qui véhicule des valeurs s'opposant au profit et au business, c'est bien Tf1...). Je veux bien regarder des mecs se taper dessus quasiment jusqu'à ce que mort s'en suive pendant 80 minutes pour mieux s'applaudir hypocritement lorsque les survivants rentrent au vestiaire. Je veux bien qu'on essaye de me convaincre que Thierry Gilardi, commentateur de foot depuis Mathusalem est le mieux placé pour commenter un match d'un sport qu'il découvre en même temps que moi. Je veux même bien comprendre que cet espèce de masse poilue qu'est Sébastien Chabal puisse être assimilé à un sex-symbol, c'est dire à quel point je fais preuve de bonne volonté...
Seulement voilà, quand je lis l'un de mes compatriotes qualifier le match contre la Namibie de victoire (ce que font à sa décharge les autres compatriotes), là j'ai beau retourner le truc dans tous les sens, j'en arrive toujours à la conclusion que l'on se fout royalement de ma gueule! Parce moi aussi je l'ai vu le match France-Namibie. Et au bout de 15 minutes, je dois dire qu'on a sérieusement commencé à se faire chier (oui cher lecteur, je suis rarement vulgaire, mais là je ne peux pas faire autrement). Voir de pauvres mecs venus de Namibie sur leurs congés personnels (car tu ne le sais sans doute pas petit lecteur, surtout toi le lecteur blonde là-bas dans le coin mais la plupart des joueurs de Namibie sont amateurs et s'entrainent le soir après le travail) pour se faire exploser le châssis par des mecs qui sont payés pour perdre contre de sérieux adversaires comme l'Argentine, ca va bien un moment.
J'aurais essayé le rugby (oui, à la télé, mais pour nous les hommes (...) ca compte quand même!) mais ce n'est définitivement pas pour moi. Chauvin comme je suis, un sport qui me fait oublier mon équipe nationale et m'encourage à supporter l'adversaire n'est vraisemblablement pas fait pour moi (ou l'inverse). Il est normal d'admirer l'adversaire et de le respecter, mais à la vue du courage et de la volonté des namibiens l'autre soir opposés à la suffisance des français, ma passeport était certe français, mais mon coeur lui était bel et bien namibien...
NB: Afin de rassurer les lecteurs (notamment d'origine lyonnaise) qui auraient tendance à s'enflammer facilement devant certains aspects cyniques de ce post, je précise que je suis moi aussi révolté par la condition de nos amis somaliens. Seulement voilà, la coupe du Monde de rugby ne se passant pas là-bas, ils faisaient de fait des cibles toutes désignées (C'est vrai, y a pas que là-bas que la coupe du monde ne se passe pas, il doit y avoir près de 200 pays dans le même cas mais va falloir songer à arreter de s'offusquer maintenant, le post est fini).

