30 mai 2008
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la cuisine...
Aujourd'hui, 69e commentaire.
J'en suis tout retourné.
A événement exceptionnel post exceptionnel (allez quoi, fais semblant d'y croire ne serait-ce qu'un peu !)
Alors, parce que Je vis une époque formidable, c'est aussi des conseils pour faire de ta vie un rêve et t'aider à apparaitre sous les traits d'une vraie petite femme d'intérieur, même si comme moi à la base, tu ne disposes pas forcément des attributs adéquats (Je vois déjà les plus pointilleux d'entre mes lecteurs, pour ne pas dire les feministes s'offusquer de l'utilisation d'un tel raccourci, une occasion de plus de stigmatiser un genre asservi et méprisé qui n'en avait vraiment pas besoin. Alors qu'il s'agit uniquement d'une petite allusion somme toute déplacée mais à forte connotation affecteuse!), je t'offre aujourd'hui la clé qui ouvre la porte de "mon jardin secret".
Et je t'invite à venir t'essayer avec moi... à la cuisine.
Toi le lecteur masculin qui te demande pourquoi une requête sur "69" ou "retourné" t'oblige à te taper une soupe "littéraire" ayant pour seule vocation de te pousser vers une activité qui a priori te rebute fortement, ne fuis pas. Tu vas vite comprendre que dès lors que tu ne vis pas en ermite et qu'une entité non plastifiée partage ta couche et t'oblige à penser à deux, cet article est fait pour toi.
Toi le lecteur féminin qui te demande dans quelle mesure ce post va donner dans le graveleux, pour ne pas dire le scabreux dans les prochaines lignes, reste aussi, tu risques d'être surpris(e) (j'ai un doute sur l'accord mais après tout, si tu es un fidèle parmi les fidèles, tu sais bien que je suis forcément plus doué pour les conseils culinaires qu'orthographiques).
Alors pourquoi la cuisine ? Tout simplement parce c'est l'un de mes domaines de prédilection en ce qui concerne la médiocrité. Ayant brillament débuté dans la partie en inventant des recettes que les grands chefs se sont arrachées par la suite (Qui n'a jamais entendu parler de mon fameux "Cornflakes 'n milk on the rocks", de ma délicieuse "Pizza Sodebo con supplément Chorizo Justin Bridoux précoupado" ou bien encore du légendaire "Crousti Bat' au vinaigre de Xérès"), j'ai ensuite décidé de m'essayer à des créations dont l'originalité n'avait d'égale que le dégout de mes convives (qui de ceux qui l'ont gouté a pu oublier ces magnifiques tagliatelles à la tome de Savoie et au poivre de Cayenne savamment dosé ?).
Avant de finallement comprendre que je n'étais pas fait pour ca et de me retirer définitivement des fourneaux, aimant trop la cuisine, la vraie, la grande pour continuer à la massacrer de la sorte. Reste qu'aujourd'hui, il fallait donner de ma personne en faisant partager au lecteur l'une de mes passions les plus secrètes. Voyant ca et là fleurir les blogs culinaires et autres pages perso consacrées au scrapbooking, n'étant pas original pour un sous et n'ayant jamais pratiqué la torture de livres précédement ennoncée, le choix s'est imposé comme une évidence.
Je te propose donc aujourd'hui un aller simple pour l'empire des sens à la sauce blackmilkienne....ou ce que l'on appelle communément la "recette du brownie à la crème anglaise".
Le tout comme dirait Jean-Pierre Koffe, c'est d'avoir de bons ingrédients. Ainsi je t'invite à te rendre en tout premier lieu au Carrouf du coin histoire d'avoir de la matière et peut être un peu aussi de draguer la caissière en lui faisant remarquer par le choix de tes articles que derrière ton image de gros lourd qui martyrise les caissières se cache un cuisinier émérite qui saura ravir ses sens (Va pas t'imaginer que je drague moi même les caissières, sache que je ne drague ni les caissières, ni les préposées aux postes, ni les videuses de truite. En fait, je ne drague pas, tout simplement).
Là, tu vas prendre un paquet de farine, le plus petit modèle possible, un peu de beurre, une boite d'oeufs (là encore la plus petite, en général par 4), du beurre si tu n'en as pas déjà à la maison ainsi qu'un sachet de sucre vanillé (en général, ils se vendent par paquet mais il arrive d'en trouver référencés à l'unité) et un paquet de sucre en poudre classique.
Tu vas également acheter une bouteille de crème anglaise allégée Elle & Vire ainsi qu'un American Brownie de Brossard.
Et cloturer tes amplettes par l'achat de deux chandelles et d'un sachet de bougies chauffe-plat pour accompagner la bouteille de Krug (dans le meilleur des cas) qui t'attend à la maison.
Une fois chez toi, tu n'as qu'à sortir le brownie de sa barquette en aluminium, à le poser sur une assiette et à le laisser dans le micro-onde afin de pouvoir le réchauffer rapidement avant consommation. Pense également à mettre la crème anglaise au frigo.
Et c'est à ce moment là que la recette prend toute sa dimension...
Tu vas te séparer de 3 oeufs, vider 60 grammes de farine du sachet, amputer le beurre de 150g et vider le sachet de sucre en poudre de 150g. Tu vas ensuite les disposer bien en évidence dans les placards et le réfrigirateur en faisant bien attention qu'ils ne soient pas exactement rangés à leurs places habituelles afin que l'on s'aperçoive au premier coup d'oeil que tu as utilisé les ingrédients en question. C'est sans doute le moment le plus délicat de la recette. Il te reste à disposer les bougies de manière stratégique et à sortir deux coupes.
Tu n'as maintenant plus qu'à attendre que ton cher/ ta chère et tendre revienne pour lui faire ton plus beau sourire et lui dire que tu as passé l'après-midi à lui faire un brownie, que c'était super difficile mais que ca en valait la peine parce tu jubiles rien qu'à l'idée de le/la regarder se sustanter de l'objet du délit.
Et que bien évidemment, tu n'es pas assez doué en cuisine pour avoir fait toi même la crème anglaise, mais normalement, ca il/elle ne devrait même pas l'entendre, emerveillé(e) par une si délicate attention.
Et le tour est joué. Dans le meilleur des cas, vous n'aurez d'ailleurs pas le temps de pouvoir déguster le brownie en question, trop occupés à savourer le plaisir d'être ensemble...
Attention toutefois à ne pas commettre d'impaire en étant léger lors de l'effacement d'éventuelles preuves accablantes. Un emballage American Brownie aperçu dans la poubelle lors d'un passage en revue des lieux s'avérerait pour le moins contre-productif, si ce n'est dans certains cas extrèmes mortel.
S'endormir sur le canapé après de vifs échanges, c'est bien ! Ca l'est déjà moins si l'on s'endort seul...
21 avril 2008
In vino veritas
Parce qu'en chaque lecteur someille souvent un ivrogne qui s'ignore, Je vis une époque formidable reprend ces faux airs de magazine féminin et joue aujourd'hui les docteurs Green en se lançant dans le conseil médical à deux francs six sous (Deux francs six sous, ca fait combien en euros?).
La majeure partie de mon lectorat étant jeune ou l'ayant été un jour, il est évident que parler ici de la gueule de bois et de ses conséquences directes ou indirectes est particulièrement à propos, aucun autre sujet n'étant aussi fédérateur. A part peut-être le sexe, mais tu conviendra que tout intéressant que cela puisse être, cela serait pour le moins en décallage avec la ligne éditoriale (si si, il y en a bien une) pronant innocence, abstinence et plein d'autres concepts passionnants se terminant en "ance" (Rance, impuissance, condescendance, St Paul de Vence...). Tu l'auras noté, je suis ces jours-ci d'humeur à te faire profiter de mon humour le plus douteux .
Tu sais donc qu'il est fortement préjudiciable d'abuser d'alcool, non seulement pour les dépenses de sécurités sociales occasionnées mais aussi pour ces pauvres ouvriers agricoles antillais exploités pour que tu puisses te ravager à l'aide de cocktails parfumés au Rhum planteur et surtout pour cet état semi-végétatif et assez désagréable dans lequel tu te retrouveras le lendemain matin. Parce qu'en fin de compte, l'alcool c'est un peu comme la vie de couple. Des débuts festifs dissimulants habillement des lendemains moins joyeux.
Et bien figures toi que ce matin, j'étais moi même en proie au mal de cheveux communément appelée Gueule de bois, et pas une petite crise non, le genre d'état qui vous donne envie de vous couper la tête et de la mettre dans le réfrigirateur, histoire d'avoir les idées claires.
Sauf que.
Je n'ai pas bu une goutte d'alcool depuis jeudi soir.
Mais, que se passe-t-il ?
Une tumeur maligne des cheveux dont les premiers effets se feraient sentir, me laissant présager un brillant avenir de légume d'hopital, le genre blanc et tout sec qui sert de cobaye aux infirmières perverses ?
Un enlevement par de gentils extraterrestres à l'insu de mon plein gré hier soir sur le chemin du retour, alors que je cherchais un raccourci que jamais je ne trouvas ?
Une réaction allergique de mon cerveau suite au choc traumatique de la soirée d'hier où, ayant par mégarde allumé la télé sur la troisième chaine, je lui fis subir quelques secondes (mais à l'évidence, c'en était déjà de trop) de ce magnifique chef d'oeuvre de l'industrie télévisuelle française qu'est Plus Belle La Vie?
A l'heure où je t'écris ces lignes, le mystère reste entier.
Depuis ce matin au réveil, j'ai donc pris le taureau par les cornes et ai tout tenté pour sortir de cette mauvaise passe. Et gentil comme je suis, je ne pouvais pas ne pas te faire profiter de mon expérience. Que le mal vienne ou non de l'abus d'alcool ou de colle tout court, voici donc le comportement à adopter.
A proscrire:
-Le co-voiturage avec des collègues de sexe féminin ne s'étant pas vu depuis une semaine. Ok, c'est vraiment cool de lutter contre le réchauffement de la planète mais l'avenir des ours polaires vous préoccupe finallement assez peu dès lors que vous voyez les lèvres de vos collègues s'agitant à un rythme qui n'est pas sans rappeller celui des coups de marteau piqueur qui raisonnent dans votre tête.
-Répondre honnetement à la question posée par les collègues en question et ainsi leur révéler votre état actuel. Celles-ci ayant un avis sur tout, vous ne tarderez pas à vous rendre compte de par leurs multiples conseils et expériences en la matière que leur avouer l'origine de votre silence sera clairement contre-productif. Et en plus, vous aurez le droit à des anecdotes dont vous vous foutez éperduement et auquelles vous devez faire semblant de vous intéresser, faute de passer pour l'horrible mysanthrope que vous êtes.
-Accepter un médoc inconnu de la part de gens tout aussi bienveillants que médicalement incompétents. Vous risqueriez tout comme moi de vous faire refiler un dolirhume qui n'a a priori pas vocation à soigner cette douleur qui va en s'intensifiant ou pire, l'on vous proposera avec le plus grand sérieux un médicament contre les règles douloureuses qui soigne non seulement les problèmes féminins mais aussi les maux de tête (Véridique. La proposition, pas les effets du médoc! Comme quoi notre standardiste, en dehors de savoir répondre au téléphone... J'ai d'ailleurs une théorie sur l'embauche du personnel administratif féminin dont l'importance du quotien intellectuel comme critère de recrutement est dans bon nombre de cas inversement proportionnelle à la taille de bonnet. Mais ce n'est ici pas le propos, je te garde mes clichés misogynes pour un autre post).
-Boire du café plus que de raison. Et manger des croissants aussi. Aucun impact sauf peut-être celui d'être excité et de culpabiliser comme à chaque fois que je céde à l'appel des croissants au beurre de la boulangerie du coin.
-Prendre tout ce qui figure dans le scénario des Bronzés font du ski comme parole d'évangile et se mutiler bêtement en pensant que le siège du mal va se déplacer dans la zone nouvellement meurtrie. Le risque est d'avoir par la suite mal à deux endroits de façon simultanée.
Autant d'options qui ne donnent pas le moindre résultat, sauf peut-être celui d'aggraver quelque peu la situation.
Alors comment faire?
Et bien après avoir songé à ce remède miracle à la migraine qu'est l'activité sexuelle, en ayant rapidement identifié les obstacles potentiels, à savoir le fait que cela était quasiment impossible au bureau sous peine de me faire virer (de mon travail et de chez moi), de pietiner mes principes et puis avouons le de ne pas forcément trouver de partenaire disposée, l'idée de génie s'est présentée à moi comme une révélation:
Soigner le mal par le mal.
Alors je me suis souvenu du pot/repas de vendredi et de ses bouteilles rescapées. Plus de champagne, une bouteille de champomy trainant dans le réfrigirateur de la caféteriat depuis Mathusalem et un soupson de côte de provence qui finallement devrait faire l'affaire.
Et bien crois moi si tu veux mais depuis que j'ai cédé à la tentation du rosé pour accompagner mon poisson ce midi, exit le mal de crane.
Il n'empêche qu'à cet instant précis, je suis à nouveau frais et dispo...
Mon conseil donc, sombrer dans l'alcool. Ne serait-ce qu'un instant, histoire d'éprouver ce bien être et cette chaleur apaisante, réparatrice, pour ne pas dire bienfaitrice. Bon, le problème c'est que les effets euphorisants risquent de céder rapidement la place au mal qu'ils devaient annihiler. Mon conseil dans ce cas, doubler la dose, et poursuivre le traitement jusqu'à ce que cyrose s'en suive la disparition définitive des symptomes.
Je vois d'ici les esprits bien-pensant s'offusquant d'une pseudo apologie de l'abus d'alcool, s'appuyant sur le fait que l'alcool détruit, l'acool tue, l'alcool désociabilise et vous plonge dans la déchéance. Le mal utlime, le symbole même de la maltraitance et de la perte de contrôle par l'addiction. En somme, un mauvais traitement.
Et bien je vous répondrais, à vous, la France du Vittel Menthe que ces accusations n'ont aucun fondement.J'en veux pour preuve le fait qu'aucune bouteille n'ait été maltraité durant la rédaction de ce post.
A ta santé camarade!
Nb: L'auteur (donc moi) se dégage de toute responsabilité en cas d'abus prononcé conduisant au retrait de permis, au strip-tease en réunion de service ou à toute régurgitation involontaire. Prévoir une période post-traitement sans contact important suffisante pour ne pas se trahir et foutre sa carrière en l'air semble être la moindre des précautions. Bon après, si t'es barmaid, policier ou ministre d'Etat à l'Ecologie, c'est différent...
