10 juillet 2009
Parce que le coeur des femmes bat plus vite...
Elle ne serait qu' un mythe, le fantasme de générations d'hommes ayant placé sa quête au dessus de la recherche tout aussi vaine du Saint Graal. Au fil des siècles, le débat tournant autour de son existence aurait déchainé les passions et fait davantage de victimes que les guerres de religion et les famines. Le cœur de légion d'hommes se serait vidé au cours de féroces affrontements, offrant au pavé des quatre coins du monde une triste robe écarlate pour la promesse d'un paradis retrouvé sous les traits d'une plage douce et accueillante.
Tous les représentants de la gente masculine (et de la jante Remus pour les moins classieux d'entre eux) auraient voué leur vie à l'hypothétique bonheur de sa rencontre et la légende attribue à ceux qui, au prix d'immenses sacrifices l'auraient débusquée un mutisme monacal. Une entrée mystique dans le temple d'une religion qui vous prend et jamais ne vous laisse faire de même avec la tangeante.
Il se dit même dans le recoin de la salle du Balto, le PMU de la place centrale que c'est comme les coins à champignons, que ceux qui en ont trouvées les conservent jalousement.
Bientôt 27 ans que je suis moi-même le croisé de cette guerre contre le vide sidéral, grossissant les rangs de cette armée pleine d'hommes qui ne veulent plus avoir l'impression de se regarder vivre, mais souhaitent sentir leur muscle cardiaque tressaillir, fusse après la terrible agonie que connaissent les braves ayant donné leur vie pour une autre.
La femme idéale.
Oui je sais, pour toi le lecteur au chromosome XY, c'est une chimère dont la seule évocation te glace le sang. Pour toi le lecteur de l'autre genre, cela n'a rien d'une rencontre du troisième type. Tu serais même tentée de dire que tu es l'incarnation de ce principe, le condensé de cette perfection dont chacune de tes semblables reconnait l'obédience féminine.
La femme idéale...
Il me semblait l'avoir déjà trouvé en la personne de ... plusieurs personnes en fait. Puis les débuts grisants ont laissé place aux lendemains qui déchantent, un peu à la façon d'un oeuf kinder qui vous laisse fondre sous le goût de sa divine coque avant de vous ramener à la dure réalité d'une improbable surprise en plastic chinois. Un vulgaire agrégat dont l'assemblage laisse dubitatif au vu de l'oeuvre mirifique vantée par le packaging.
Depuis la fin de l'ère mélusinienne et la période (toute relative) de deuil qui avait suivi, j'avais à plusieurs reprises manqué de me faire avoir par des ersatz d'êtres suprêmement féminins dont la perfection s'exprimait malheureusement dans la seule capacité d'être décevante.
Il y eu les intouchables. Loin d'être membres d'un caste indienne, celles-ci étaient originales dans leur propension à m'ignorer. Comme si ma disparition subite, en chutant de la fenêtre de ma chambre lors d'un combat épique contre cette foutue volaille qui a choisi de revenir ou bien en risquant comme il y a peu de me faire écraser durant mon footing alors que mon regard se fixait (discrètement) sur la plus belle joggeuse que j'ai jamais vu, un peu dans la lignée de la fureur de vivre; ces intouchables me snobaient considérant que si demain je disparaissais tragiquement, la face de leur monde ne s'en trouverait en rien changer. Citons Jessica Alba dont j'aurais volontiers été l'ange noir, Nicole Kidman qui a mes côtés n'auraient pas eu besoin de ranger ses talons au placard, Pauline Lefèvre à qui j'aurais promis un ciel sans nuage... Sans parler de Charlotte Rampling dont la grâce, l'intelligence et le charme m'émeuvent à un tel point que j'aurais (peut-être) pu faire une croix sur mon sacro-saint "critère" de l'attirance physique.
Il y eu les touchables... que je n'aurais pas dû toucher. Je revois encore la petite vendeuse de Sephora me demander si je venais choisir un cadeau pour ma copine alors que j'étais mandaté pour trouver le présent de départ d'une collègue. Crois moi petit lecteur, il ne faut jamais céder rapidement à un joli minois avant de s'être assuré qu'il ne s'agit pas là de l'argument majeur de la personne concernée. Sous peine de se sentir vite seul lors des conversations tournant autour d'autre chose que la bagatelle, les émissions de télé-réalité et les produits cosmétiques... Je ne t'oublie pas non plus, toi la gentille amie d'une amie qui me demanda lors de notre premier réveil si je pourrais tout quitter pour toi. Ca aurait pu être drôle si ca avait été vraiment une blague! Et si lors de la matinée qui avait suivi, tu ne m'avais pas envoyé 3 sms en t'étonnant que je ne te donne pas de nouvelles et que je ne réponde pas alors que j'ai rarement mon portable avec moi au bureau... et que nous nous étions quittés à 7h40...
Il y a eu les "touché!". Celles qui comme à la bataille navale ont déployé une stratégie qui ne me laissait que peu de chance, coulant en deux salves mon porte-avion avion nucléaire pour s'emparer du coeur du réacteur en torpillant toutes mes défenses anti-bombes. Elles se comptent sur les doigts de la main, il n'y a rien de plus à dire, je n'en garde que des bons souvenirs.
Et puis il y a vous, mes lectrices. Oui, pour la première fois je vous définis au féminin car à la lecture des commentaires et mails il faut bien se rendre à l'évidence: ne s'égarent ici que des lectrices. Je le comprends difficilement, d'autant plus qu'en grand consommateur de mots bloguesques (enfin quand j'avais le temps...), j'erre moi-même sur bon nombre de blogs masculins. Je le regrette parfois, me disant que mes états d'âme ne sont peut-être pas dans la lignée de ce qui se fait chez les hommes les vrais. Je m'enorgueillis souvent des exceptions de qualité qui viennent gommer le manque de quantité, à l'instar de notre ami Bernie qui semble vivre une seconde jeunesse rédactionnelle contrairement au regretté Vince visiblement perdu dans le vide sidéral de la page blanche où personne ne l'entend crier (Les liens vers leurs blogs sont à votre disposition sur la gauche). Je me dis ensuite que c'est structurel, qu'il y a de toutes façons plus de lectrices que de lecteurs et que ce modeste espace n'est que l'expression particulière d'une vérité générale.
Il y a toi donc, la lectrice.
La femme idéale.
Ou presque. A la fois présente et impalpable, tu sais chaque jour te renouveler et me surprendre. Tu es attentionnée et me donne envie de l'être, tu es drôle et cela est souvent contagieux, tu es disponible sans être envahissante, tu es ce paradoxe qui rend parfois le virtuel séduisant.
Hélas, comme toujours il y a une contrepartie, celle-là même qui explique que je nuance par l'utilisation de "presque". Tu es pressante et exigeante. Et tu veux prendre le pouvoir. Mais c'est pas de ta faute après tout, c'est scientifiquement prouvé, le coeur des femmes bat plus vite. Ce qui explique cette impatience congénitale.
Je m'explique. Tu me l'as dit en mail, tu me l'as dit via l'interface canalblog, tu m'en as parlé en commentaire, tu l'as même évoqué sur des commentaires laissés sur d'autres blogs ! (C'était fort...) Mais faut que t'arrête, je ne suis pas une machine, je ne peux pas écrire parce qu'en gentille lectrice pourrie gâtée, t'as décidé que j'allais poster selon ton bon vouloir.
J'ai toujours dit ici et ailleurs mon attachement à l'égoïsme dont ce modeste amas de mot est une des représentations les plus fidèles et sans doute la manifestation la plus pure. J'écris pour moi d'abord, quand je peux et surtout quand ca me chante. Après, il serait malhonnête de ma part de dire que j'aime pas quand tu m'supplies, me réclames, me révèles ton manque. Et même si de ce qu'on m'en a dit il est très facile de flatter un homme, je te rappelle que je ne suis pas un garçon facile. Pourtant, dans ce bastion d'apparence imprenable que forment ma liberté d'écriture, mon indépendance éditoriale et ma fréquence de publication non-contrôlée, il m'arrive parfois de lâcher du leste. Et de t'écouter, toi la lectrice qui m'écoute. Enfin me lis. Enfin tu m'as compris.
Je dois filer un mauvais coton ces temps-ci à être gentil comme ca, à l'écoute, soucieux de mon lecteur j'en passe et des meilleures (La meilleure c'est la Diva, mais ca attendra, comprenne qui pourra), j'espère que je ne suis pas revenu des stètseuhs avec une grippe h1n1 à retardement et rendant subitement gentil, ca m'aurait davantage arrangé que les premiers symptômes apparaissent un peu plus tôt.
Alors je te fais un joli post. Et même si je m'étais juré de ne plus répondre à ces choses absurdes et sans nom que sont les tags, par équité et respect pour l'une des membres de notre triumvirat bloguesque, je me plie au tag "gentiment" déposé par mon amie blondinette. Puis faut dire qu'en plus, comme elle est super impressionnante, je crains pour mon intégrité physique et n'ai pas trop envie de me prendre un de ses fameux coups de pied rotatifs si par mégarde je ne m'astreignais à sa délicieuse requête...
C'est parti !
1) Ecrire huit voeux.
Huit voeux.
Non allez, j'suis sérieux...
1. Je voudrais être un peu moins parfait et comblé pour ainsi pouvoir choisir sept autres voeux, non parce que sinon ca risque d'aller un peu trop vite. Voilà, merci.
2. Je voudrais une porsche. De préférence pas rose ni jaune, de préférence avec des belles jantes et avec une seule obligation, être décapotable. Mais a priori, ce voeu est en passe d'être exhaussé, une charmante personne s'étant engagée à le remplir d'ici un mois et demi. Ayons confiance, rendons grâce à sa générosité et adoptons le précepte cher à Saint Thomas.
3. Retourner à Ny pour Nowel. De préférence pas seul mais pas avec un ami. De préférence avec la femme de ma vie. Sinon avec la femme de mon prochain mois de décembre, j'suis pas si exigeant que j'en ai l'air. J'demande juste qu'on me finance le vol et l'hôtel, je me charge du reste. Ah, ca fait déjà beaucoup ? Bon alors faisons une croix sur la première classe, je me contenterai de la Business. Ca va maintenant ?
4. Je voudrais être beau. Mais sans le savoir. Une beauté simple qui viendrait parachever mon formidable capital séduction, s'ajoutant à ma voix de stentor et à mes talents culinaires (Si l'on considère que le choix du restaurant est un talent culinaire). Je me suis toujours demandé ce que ca faisait de pouvoir charmer seulement par l'image, de l'ivresse ressentie par ceux qui hypnotisent les esthètes. J'ai toujours été sensible à Wilde et son Dorian Gray et j'aimerai assez regarder le miroir différemment, rien qu'un matin.
5. J'aurais adoré être médecin. J'en ai déjà parlé ici et cela s'explique par d'autres motivations que le fait de pouvoir draguer les infirmières à loisir ! Tout d'abord parce que les infirmières, ce n'est plus pour moi. Ensuite parce qu'avoir un biper à l'époque des téléphones portables, c'est un décalage désuet et confortable qui me plairait bien. Enfin et surtout parce qu'une activité où l'on passe sa vie à en sauver d'autres, c'est juste ce qui m'fait rêver, vibrer, fantasmer. Mais bon, vu que la bio pour moi c'était principalement faire l'idiot et baratiner ma voisine entre deux dissections de grenouille, ca partait mal. Alors si en un clic on pouvait rattraper 8 ans d'études plus les préliminaires, il faut le dire, on signe où ?
6. Un pied à terre hors du monde, en bord de Mer. Pas pour les saisons où les touristes envahissent le littoral tels des criquets, dévastant tout sur leur passage et couvrant de leur assourdissant vacarme le grondement des vagues. En bord de Mer, la vraie Mer, celle avec des vagues, celle qui est brute et belle. Pour m'y réfugier l'hiver, le temps d'un week-end, quelques jours, faire face à tant de force et de fragilité dans une contemplation reposante, apaisante. De longs silences, des diners à deux avec une bonne bouteille de vin,loin du marasme du quotidien. Une bonne bouteille de vin à deux même sans diner sans silence, les cris, les rires, Light my fire des Doors, Dinosaur de Bonobo, Beck ou une nocturne de Chopin en BO, le stupre l'alcool et la luxure dans un environnement à la luxueuse simplicité. L'occasion parfois de s'y retrouver en famille, un endroit juste pour ces moments là. Un refuge hors du monde pour des instants hors du temps. Ca fait sans doute très cliché mais je t'avouerais que ca m'est complètement égal. Et puis il faut t'y faire, je suis comme toi. En un peu mieux, je te l'accorde.
7. Voir plus souvent ceux que j'aime, revoir certains d'entre eux que j'ai perdu de vue. La vie file à un rythme effréné si bien que j'ai souvent l'impression de courir après elle sans forcément en profiter. Du temps, voilà ce que je souhaiterais, plus de temps pour jouir des uns et des autres. Et pourquoi pas jouir avec certains. Enfin certaines.
8. Mon dernier voeu ? La femme idéale bien sûr. Une chimère tu crois. Pas moi, les voeux ca se réalise non ?
2) Dire à quoi font penser les dix mots donnés
Puis quoi encore, tu veux pas non plus que j'te paye 75 euros de l'heure et que tu deviennes mon thérapeute ? J'peux garder mes vêtements avant de m'allonger et me livrer à toi ?
3) Dire un mot sur ma tagueuse
La blonde ? Cette délicieuse blondinette de mon coeur of my life come on baby light my fire ? Je la déteste, elle me harcèle pour que je poste et essaye de me culpabiliser en utilisant les moyens les plus vils (exemple: ce tag). Mais sinon, j'l'aime bien quand même. C'est une de mes plus vieilles lectrices (j'veux dire qu'elle est ici presque depuis le début, keep cool blondinette, t'es toute jeune, puis l'important selon la formule consacrée, n'est-ce pas d'être jeune dans sa tête ?), je la lis tous les jours quand j'ai le temps (toutes les semaines donc), c'est une des rares qui m'ai déjà fait rire par blog interposé au point que ca se voie au bureau. M'enfin, ca c'était quand j'avais le temps de glander au bureau, maintenant j'peux plus, j'ai trop de vacances. Elle est pas seulement blonde mais belle, drôle, intelligente et dépensière. En plus, elle a plein de tunes (des itunes), elle est bonne (encore plus bonne que la plus bonne de tes copines) en écriturage* littéraire et elle est carrément trop (intelligente pour le commun des) mortel(s). J'te dirais bien de foncer mais vu que comme je l'expliquais plus haut, il y a 99% de chances que tu sois de sexe féminin, je ne suis pas sûr que tu l'intéresses. Sinon, elle fait super bien les lèvres pincées, faudra que tu lui demandes de te montrer ca à l'occasion.
4) Taguer huit personnes
Non mais sérieusement, j'suis un vrai gentil moi (enfin j'essaye), pas du genre blond à refiler le bébé aux copains. Vas en paix petit lecteur non blond, je ne t'infligerai pas ca.
Voilà, t'es contente ? heureuse ? T'es comblationnéeàsouhait* ?
S'il te plait, laisse moi écrire quand je le veux, ca t'évitera ce genre de post fait à la va-vite entre deux escapades estivales.
J'oubliais, bonnes vacances !
Et le prochain qui me tag, je le blacklist.
*Je sais que ces mots n'existent pas, merci petit lecteur (lectrice...). C'est justement pour palier à ce manque que je les ai créé devant tes petits yeux emerveillés.
