26 mai 2008
Stupeurs et larmoiement. Acte II: Parce que tout le monde n'a pas la chance d'avoir un cancer.
C'est un fait communément admis (tout du moins par quiconque a déjà vécu une relation sentimentale), les relations les plus merveilleuses finissent toujours par prendre une tournure tragique, pour ne pas dire dramatique. Alors je te vois déjà dire que non, l'amour éternel existe et que Catherine Ringer était une sombre idiote de penser que "les histoires d'amour finissent mal en général" alors qu'elle et son compagnon se sont aimés jusqu'au bout.
Je te répondrais simplement que Fred Chichin est mort d'un cancer foudroyant et qu'il y a tout de même plus abouti comme concept de happy end. En effet Coco, quoi que tu fasses et même si tout va bien, il y en a toujours un des deux (je pars du postulat que la grande majorité des relations échappent au principe de polygamie et/ou de libertinage sentimental) qui meurt à la fin (voire même les deux mais j'ose espérer que tu auras saisi le sens de mon propos quelque peu maladroit du premier coup). A partir de là, on peut clairement considérer que même quand ca finit bien, ca finit mal (je suis pas sur d'être super clair mais tant pis)!
Bref, je te rassure, Mélusine et moi même sommes bien en vie (tout du moins à l'heure où j'écris ce mail), reste que les choses n'en ont pas moins pris une tournure tragique. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, il y eu un moment où Mélusine n'aimat plus que je lui caresse les cheveux. Rien de très grave me répondras-tu, sauf si par malheur j'avais été une sorte d'obscure fétichiste des cheveux (toi ami fétichiste qui à l'instar d'autres personnes quelque peu perturbées est arrivé ici suite à une requête assez particulière, sois sans crainte. Je n'ai rien contre les fétichistes et je ne voudrai certainement pas ajouter ta respectable confrérie à la longue liste des gens qui n'aiment pas ce blog et au sein desquels figurent déjà pêle-mêle les féministes, les écologistes, les apprentis fachistes, les coloristes, les communistes, les vieux sans parler de ceux qui pensent qu'un commentaire laissé sur le blog de leur copine est une tentative de séduction alors que franchement, j'ai ces temps-ci bien d'autres soucis en tête que la godriolle!).
Pas sûr (sous-entendu "pas sûr qu'il n'y ait rien de grave. C'est le problème des digressions mal controlées, elles perdent souvent le lecteur). D'autant plus que ce n'est pas la seule chose qui dans son comportement est tout à coup devenue déroutante. Oui, à la lecture du mot déroutante, tu penses toi aussi à cette conception toute particulière qu'elle a de la conduite automobile en générale et du depassement en côte conduisant au bas côté en particulier mais sâche qu'il a bien plus terrifiant. Et cette chose dont il y a quelques mois encore j'aurai eu du mal à parler se câche sous un mot à l'apparence presque anodine qui a pourtant terrifié des centaines de milliers de jeunes gens "bon à marier":
(Afin de profiter pleinement de la dimension dramatique du concept, il faut t'imaginer à la lecture du mot en question une sorte de musique terrifiante, un peu à la façon de la mythique bande originale des Dents de la Mer, la soif de rester sur le même bateau en plus, la scène du prédateur explosant alors qu'il ingére une bouteille d'air comprimé en moins)
L'Engagement.
Oui, je sais, il y a de quoi donner des sueurs froides aux plus courageux. Et pourtant, j'étais moi même assez confiant par rapport à tout ce qui concernait cet engagement que j'avais fuis comme la peste avant de l'éprouver avec un certain plaisir. Je sais, c'était trop beau.
Forte donc de cette victoire sur la philosophie blackmilkienne et de cette incroyable évolution qu'elle avait fait subir à ma respectable personne (oui je sais, ca c'est moi qui le dit), Mélusine décida qu'il ne fallait pas en rester là. Sur le principe, j'étais assez d'accord. Là où nos opinions divergeaient, plus encore que sur le timing, c'était sur les motivations qu'avancait ma charmante compagne. Il était selon elle opportun de construire ensemble quelque chose de concret pour, comme elle le formula si bien une fois sceller un peu plus notre union et faire que si un jour j'avais l'audace de croire que je pouvais partir, j'y réflechisse à deux fois.
De quoi refreiner les ardeurs du plus fleur bleue des hommes.
Ajoute à cela un caractère changeant, plusieurs tentatives avortées d'imposer une dictature féminine sur des terres sentimentales où l'égalité des deux parties en présence était justement considérée comme un principe fondateur et une propension aux caprices à faire pâlir le plus exigeant des multimilionnaires excentriques et tu comprendras aisément que j'en arrive moi même à changer, et pas forcément dans le bon sens.
C'est alors que je me suis mis à devenir à mon tour mélusinien. Et à adopter une posture pour le moins radicale: celle d'avoir justement l'audace de croire que peut-être...je pouvais partir...
Commentaires
Non franchement non c'est pas juste cette fin-là. Si tu en as marre de ton boulot, je te conseille de te reconvertir en scénariste de séries télé, je suis sûre que tu as de l'avenir. Vilain. (dit-elle en agitant ses pompoms, en espérant que leur vue lui fera écrire la suite TRES rapidement)
Sinon si tu veux un commentaire profond et philosophique faudra attendre la fin de l'histoire. Oups.
dis moi, j'espère que tu ne penses pas à moi quand tu parles des écologistes ennemis?
déjà que la blonde veut aller travailler à l'usine d'emboîtement des pâtés hénaff, ça suffit
Chère Krono,
Merci merci, la suite ne tardera pas, il me faut juste du temps pour l'écrire. Les commentaires profonds et philosophiques attendront :)
Chère miss 400,
Comment as tu pu croire ne serait-ce qu'un seul instant que je te "classerai" dans la catégorie "ennemis", toi l'écolo-tolérante de mon coeur ?
La blonde dans le paté ... Y a un concept à developper là !
Ouf, me voilà rassurée.
La pente est peut être tentante avec la blonde, mais à mon sens fort glissante.
Je te conseille de ne pas t'y engager, tu pourrais te retrouver rapidement avec une oreille de porc en travers du gosier :-)
miss400 : je confirme, me mettre dans le paté n'est pas une solution, et ça peut mal se finir pour qui s'y risquera.
Nan promis, je renonce à mon brillant destin de vendeuse de porcs en boite et pourtant, je suis sûre qu'en marketing produit, y'avait de quoi se faire plaisir (toujours plus qu'avec de la fiscalité, encore que...)
Blackmilk : je suis souvent dans le paté le lundi matin à cause d'un WE plutôt agité, et parfois aussi en fin de semaine parce que j'ai pas encore compris que je n'ai plus 20 ans et que sortir tous les soirs n'est pas forcément compatible avec efficacité au bureau.
