18 mai 2008
Stupeurs et larmoiements. Acte I: Once upon a time...
Tout commence par un mail.
Un simple message ouvert par un matin pluvieux de Mars, alors que j'arrive tout juste au bureau. Quelques phrases écrites avec ce style élégant et simple, reconnaissable entre mille. Comme un vent de fraicheur négligeamment laché sur moi alors que je suis encore frèle, désarmé par cet état d'éveil qui peine à s'emparer de moi.
Une missive envoyée l'air de rien, comme pour mieux accentuer le choc voulu par l'auteur en utilisant le jeu de la litote. Un séisme donnant à mon coeur l'impression de remonter sur ces montagnes russes qu'il avait pourtant juré de ne plus fréquenter. La réaction est pour le moins paradoxale, mon esprit conditionné par d'habiles manoeuvres me ramène en effet à Mélusine, un peu à la façon de ces alliages métalliques dit "à mémoire" qui reprennent leur forme d'origine sous l'effet de la chaleur.
Mélusine ? Qui est-ce ?
Ah oui, tu es sûr, je ne t'ai jamais parlé de Mélusine ? Etrange en fait vu que ce blog est justement le fruit de nos premiers heurs, de nos premiers doutes sérieux quant à cet osmose que nous avions créée, entretenue, sublimée. Je t'aurais donc sciemment caché l'une des composantes essentielles de ma vie, l'un des éléments nécéssaires à l'appréhension du méchanisme blackmilien. Corrigeons cela de ce pas.
Mélusine et moi sommes ce que l'on appelle communément un couple. Ou tout du moins nous l'avons été il fut un temps... Nous habitons ensemble, nous dormons ensemble, nous payons nos factures ensemble,nous jouons au mariokart ensemble, nous nous déchirons ensemble. Ni plus ni moins que la plupart des binômes sentimentaux partageant notre situation.
Tout avait un peu commencé par hasard, par une de ces rencontres improbables et incongrues qui une fois sur un million débouche sur la naissance d'une idylle. Nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre presque malgré nous, nous complaisant tout deux à l'époque dans le confort douillet et sans risque du célibat depuis quelques mois. Le choc n'en fut que plus rude quand nous nous sommes aperçus très vite que vivre l'un sans l'autre était tout simplement inconcevable. Trois mois seulement après la première fois où elle s'était laissée caresser les cheveux avec un plaisir non dissimulé, je demandais ma mutation pour venir voir si l'herbe était effectivement plus verte dans la contrée Mélusinienne. Laissant derrière moi famille, amis et repères, je découvrais pour la première fois ce qu'était l'engagement sentimental, transformant des souhaits formulés à plusieurs reprises par des ersatz de Mélusine en actes biens concrets.
Les débuts comme toujours furent euphoriques, me donnant pour la première fois l'impression d'avoir trouvé mon équilibre. Il faut dire que la cohabitation était de fait facilitée par nos emplois du temps respectifs. Mon travail me laissant pas mal de temps libre et le sien l'obligeant à travailler en soirée et week-ends, le besoin de solitude dont j'avais toujours été empreint se mariait à merveille avec le concept de vie maritale que j'experimentais pour la première fois. J'arrivais même à faire le deuil de mon ancien appartement cosy et de son environnement ultra citadin pour découvrir les joies d'une autre ville, moins étendue, moins vivante mais il est vrai beaucoup plus conviviale.
Forte des constatations de son évidente influence sur le Blackmilk way of life, Mélusine s'est alors décidée à passer à la vitesse supérieure. Et c'est là que les choses se sont sérieusement dégradées...
Commentaires
La suite ! La suite ! (dit-elle en agitant ses pompons multicolores)
rhooo le vieux bon teasing! (dont tu sembles parfaitement maitriser l'art par ailleurs). Je me disais bien que si Blackmilk venait commenter, c'est qu'il avait posté (un signe qui ne trompe point mon bon)
tout comme miss400, le retour de tes commentaires m'a fait penser que, peut-être...
Bon, ne t'endors pas sur la suite, hein...
Oui, même si j'ai pas forcément envie de lire ce que je pressens, je suis en haleine quand même !!
Chère kronophage,
Tout vient à point à qui sait attendre (c'est un petit peu l'idée générale de ce jour de grève tu m'diras).
Reste que l'idée des pompons me plait.
Chère Miss400 et blondinette,
Oui, je suis prévisible. Oui l'on peut lire en moi comme dans un livre ouvert ? Et alors ?! :)
(en vrai, j'commente quand même quand je ne poste pas mais bon)
Chère Angie ...
Alors si tu es en haleine ... Note tout de même que je suis curieux de savoir quelle est selon toi la suite ... parce que je suis justement en train de l'écrire!
