Je vis une époque formidable...

J’aurais pu me payer un psy, écrire un synopsis inspiré de ma vie, le vendre à Spielberg pour 15millions de dollars et vivre à La Barbade entouré de chèvres et de femmes nues…mais je préfère partager tout cela avec vous! Vous aimez les chèvres?

04 février 2008

And the winner is ...(Ou comment devenir l'ami des bêtes en un seul clic)

Cher Lecteur,

Tel que tu me lis là, je suis tout ému. En effet, il y a quelques jour de cela, je participais à un grand concours lancé par une de mes plus respectables consoeurs, faisant preuve de la créativité que tu me connais (on va faire comme si d'accord?) pour l'aider à trouver un nom au charmant gastéropode qui partage sa vie. Enfin entre autres êtres vivants, ne va pas t'imaginer qu'elle vit seule avec son escargot dans une ferme du Larzac où ils élèveraient des chèvres et des choux (Si, ca s'élève un choux! Avec ménagement).

Toujours est-il qu'au milieu de propositions originales, recherchées, drôles et finement trouvées, figure toi que celle qui a finallement été retenue se trouve être ... la mienne.

Ainsi, ce charmant invertébré se prénomme désormais Ouadelsse. Pourquoi ? Tu auras le fin mot de l'histoire en consultant la publication rendant hommage à ma force créatrice.

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Je te présente donc le (forcement) bien-nommé Ouadelsse, ici représenté par sa maitresse dont je suis depuis aujourd'hui l'heureux parrain (du Nescargot hein, pas de la maitresse). N'est-til pas "crooo meugnonnnnnnn" ????

Au delà de la satisfaction et de la fierté qu'il m'a déjà apporté de par ma victoire à un concours pour lequel la concurrence était particulièrement rude, je lui dois désormais une certaine bienveillance et tu sais que s'il y a bien quelque chose qui compte davantage pour moi que la gloire et les honneurs, c'est bien la satisfaction d'avoir contribué à mon enrichissement personnel. Ainsi, Oudelsse et moi sommes désormais liés par une sorte de contrat moral qui m'oblige à me préoccuper de son avenir, à veiller à ce que sa vie ne soit qu'une longue succession de trainées de bave sans embûche et de salades fraîches, loin des pesticides et des persillades. Je me rapproche donc de toi pour m'aider à subvenir à ses besoins en te demandant d'envoyer tes dons à la Blacmilk Foundation / opération escargot.

Non, j'déconne.

Plus sérieusement, parce que finallement, je ne suis pas si vénale que ca, je t'invite à faire tes dons de choux, salades, herbes, fougères ou de tout végétal entrant dans le régime alimentaire d'un escargot à sa maitresse qui pourra ainsi s'occuper de lui et subvenir à ses besoins, le tout bien sur en respectant l'environnemment et en évitant si possible d'envoyer des plantes issues de cultures transgénique. Ben oui, être le parrain d'un escargot, ca rend éco-responsable. Tu peux me contacter pour me les envoyer, je ferai suivre

Certain de la générosité de mon lectorat qui vient ici avant tout pour s'impregner de mon altruisme et de ma bonté désintéressée, je te remercie d'avance, en mon nom ainsi qu'en celui de Ouadelsse.

Posté par Blackmilk à 14:50 - Aucune catégorie ne convenait... - Commentaires [14] - Permalien [#]

03 février 2008

7minutes 43 secondes plus tard...

Il était inutile de retourner l'idée dans tous les sens pour s'assurer de sa viabilité, c'était le moment approprié pour remettre le couvert. Un instant rare, précieux, une de ces fois où la vie semble se parer de la simplicité dont elle était empreinte lorsque nous étions enfant. Une belle fin d'après-midi d'hiver, entre chien et loup, juste à temps pour aller taquiner le soleil et voir lequel de nous deux sera le plus rapide.

Elles sont à l'endroit même où je me souvenais les avoir rangé, ce qui est en fait assez inhabituel. Sans doute un signe de bonne augure. Je ne les ai pas chaussé depuis maintenant près d'un an, tout du moins dans l'optique de les malmener comme elles l'aiment, avec rage et détérmination.

Sous l'oeil jaloux du maillot de bain et des chaussures de golf qui d'habitude ont la vedette, les voilà qui pavoisent, affirment leurs agressivité et vanité avec la joie et le mépris revanchard de maitresses qui sortent enfin de l'ombre. Des amantes dont l'heure s'est vraisemblablement trop fait attendre. Elles ont en effet beau bomber leurs trois bandes, battrent le pavé avec la précision rythmique d'un métronome et enflammer le bitume par leurs caresses caoutchoutées, notre symbiose n'a plus le souffle d'antant et il ne faut pas longtemps pour que le feu se propage aux rotules, puis aux poumons.

Les premiers doutes surviennent, accompagnés des questions que chaque personne s'étant un jour essayé au running s'est posée.

Est-ce que je vais tenir ?

Est-ce que je suis un lâche si j'abandonne ?

Est-ce que ce Pitbull qui me regarde depuis sa niche alors que je longe sa propriété est attaché ?

Est-ce que je dois tirer les conséquences de mon échec respiratoire en me retirant définitivement de la vie athlétique ?

Est-ce qu'il va venir pour les vacances, sachant que je n'ai pas changé d'adresse ?

Est-ce que je n'y arrive plus parce que, sans m'en rendre compte, j'aurai ... vieilli ?

Et c'est alors que je m'arrete, mettant de fait fin à cette tentative d'introspection. J'ai beau faire, je ne tiens pas le choc. Qu'importe, c'est la reprise, c'est toujours dur, j'suis sur que j'ai explosé le chrono. Voyons combien de temps j'ai tenu.

7 minutes, 43 secondes.

Un conseil, si tu te décides à reprendre le footing, que tu n'as pas couru depuis la dernière diffusion de Forest Gump et que tes petits poumons fragiles ne font pas bon ménage avec la dureté de l'hiver, ne te chronomètre pas, tu risquerai de raccrocher définitivement les oreillettes de running. Parce qu'il te faut de la musique pour courir, un peu dans le genre de celle qu'ils diffusaient chez Véronique et Davina pour le rythme. Ainsi que des vêtements moulants fluos et dépareillés avec sur la tête le petit bandeau qui va bien. Non sinon tu comprends, c'est pas du vrai footing. T'es pas un vrai joggeur si t'as pas un minimum l'air con. C'est en ca que j'me dis que c'est pas un sport pour moi. Enfin, ce n'en est plus un. Non pas que j'ai un problème avec le fait d'avoir l'air d'un imbécile. Je pense que le ridicule ne tue pas. Mais le pneumonie si.

Alors j'ai fait demi-tour en laissant derrière moi mes rêves de sportivité, de victoire au marathon de New-York, d'argent facile et de femmes qui ne le seraient pas moins. Je suis rentré, la mort dans l'âme et les poumons au bord des lèvres (Oui, je sais qu'en général c'est le coeur, mais vu que je suis sensé ne pas en avoir pour d'évidentes raisons de prestige cynique et autre volonté d'apparaître comme quelqu'un de distant, j'ai fait avec ce que j'ai trouvé), j'ai jetté mon petit juste au corps (Ndla: NON, je ne suis pas métrosexuel, c'est un vetement adapté au running) sur le lit et j'ai rangé mes précieuses amies dans le placard sans intention de les sortir avant les beaux jours. Je me suis fait couler un bain, histoire de me détendre, d'oublier et de ne pas me sentir coupable de les délaisser pour leurs consoeur en cuir noir brossé et luisant, celles qui de par leur confort me rappellent que le sport peut finallement être un acte barbare et sans autre intéret que celui de se faire du mal.

Reste que j'ai beau trouvé toutes les excuses possibles et inimaginables pour minimiser la chose, me dire que tout va bien et que je suis bien mieux dans mon canapé, les fait sont là: Je veillis. Ou plutot je commence à veillir. Je ne suis plus en possession des moyens physiques et psychiques qui étaient les miens il y a ne serait-ce qu'un an. Je m'explique.

Je ne tiens plus une journée de travail après une nuit blanche.

Je baille devant les documentaires à la Télé.

J'ai l'impression d'avoir moins de cheveux.

J'ai mal au dos après un long trajet en voiture.

Je suis incapable de danser la tecktonik (et de l'orthographier aussi, mais ca je ne pense pas être le seul).

Je parle de chanteurs morts à mon petit frère (Il connait même pas Barry White !) et il me prend pour un ringard.

J'ai des placements financiers pour assurer ma retraite.

Deux matins sur trois, j'écoute France Inter dans la voiture.

Je rie aux sketchs des Inconnus.

Je ne veux plus mettre un pied dans un club, même depuis qu'on peut y aller sans être intoxiqué à la nicotine.

Et mille autres choses qui me laissent à penser qu'il y a un réel décallage entre ce que je suis et ce que je pense être, comme si j'étais en proie à une sorte de faille spatio-temporelle. Toujours est-il qu'aujourd'hui, je ne suis pas sur d'avoir vieilli de seulement 7mn43.

Dis, tu crois que c'est grave? Tu connais un médecin conciliant qui prescrit de la DHEA ?

Posté par Blackmilk à 19:20 - Quand soudain c'est le drame... - Commentaires [7] - Permalien [#]



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