27 novembre 2007
Le percepteur frappe toujours deux fois...
Lettre ouverte à Madame Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi de la République Française.
Chère Madame Lagarde,
Je viens vous adresser cette modeste missive en espérant qu'à défaut d'apporter une certaine cohérence à votre action, elle ne manquera pas d'insinuer le doute dans votre esprit torturé de petit juriste parvenu adepte de natation synchronisée sur l'utilité et la légitimité de votre action. Celle-ci semble en effet destinée à monter chaque jour un peu plus contre vous les honnêtes citoyens que je représente aujourd'hui modestement.
C'est un fait Madame Lagarde, je ne vous aime pas et je confesse sans honte que je n'ai à votre égard aucune considération. J'irais même jusqu'à dire que sur une échelle graduée de 1 à 10, le chiffre 1 étant assimilé à l'indifférence la plus totale et 10 étant le summum du mépris réservé à la lie de la société, vous méritez amplement la position la plus haute, position qui justifie difficillement vos émoluments atteignant eux-aussi des sommets.
En effet Madame, votre entêtement à vous inscrire dans une démarche politique aussi déraisonnée et injuste que démagogique n'honnore que l'homme aux 54% et son tissu de balivernes économiques héontées visant à soi-disant relancer le pouvoir d'achat. Car ce bouclier fiscal, cette mesure visant plus à creuser les écarts qu'à permettre à la plèbe de sortir la tête de l'eau, vous la défendez comme si votre vie en dépendait, vous rendant complice d'une farce qui laisse aux malheureux dont je ne fais pourtant pas partie un gôut amer.
Est-ce cette décéption causée par ces deux échecs successifs au concours d'entrée de l'antichambre de notre élite républicaine qui vous a poussé à rejoindre le côté obscur de la politique française ? Est-ce cette enfance dorée et cette carrière de Working Girl au pays de la démesure qui fait aujourd'hui de vous un sbire de notre Nicolas 1er ? Comment parvenez vous à rester dans l'ombre de celui qui d'un côté vante les mérites du libéralisme pour de l'autre mener le pays de manière stalinienne en jouant brillament la carte de la propagande et du culte de la personnalité?
Car vous l'aimez notre président Madame Lagarde, il suffirait qu'il vous invite à vous sacrifier pour le bien public et la raison d'état pour que vous vous offriez sans broncher aux fauves des rues qu'il s'evertue à dompter depuis plusieurs semaines. Et vous, vil pantin, vous n'hésiteriez pas à crever bouche ouverte dans le caniveau, sans broncher, juste pour la cause, celles des nantis adeptes de croisières en Méditéranée et des collectionneurs de Rolex, histoire de montrer votre capacité à résister et si besoin à périr. Car aujourd'hui comme dans l'antiquité, Lagarde meurt mais ne se rend pas...
*** Cher lecteur quelque peu perdu dans ce qui ressemble fortement à un pamphlet politique et attéré par cette vanne à deux balles sur un nom de famille, chose qui j'en conviens manque autant de classe et de savoir-vivre que les insultes sur les mères, rassure toi, ton calvaire est bientôt fini, reste encore un peu ****
C'est un fait, Madame Lagarde, je ne vous aime pas, mais cela n'est nullement lié à vos opinions politiques ou à vos choix douteux en matière de Mentor (Car étant vous même une habituée de ce modeste concentré de philosophie blackmilkienne, vous n'êtes Madame le ministre sans doute pas sans savoir que je suis ici lié à mon lecteur par un contrat moral, celui-là même qui m'oblige à lui préciser que vous avez été initiée à la politique par Jean-Pierre Raffarin et décorée de la légion d'honneur par Jacques Chirac, autant de parrains qui laissaient présager d'un avenir politique chaotique...).
Je nourris pour vous (et plus particulièrement à ce moment précis) une haine sans limite mais cela n'a rien à voir avec votre conception toute particulière de l'élégance féminine, certes plus élaborée et moins clinquante que ce qu'il convient désormais d'appeller l'école Bachelot mais pas forcément plus à propos et digne de la ligne vestimentaire ministérielle tirée vers le haut par Mesdemoiselles Yade et Dati.
Je vous porte aux nues dès lors qu'il s'agit de confirmer votre médiocrité mais je ne m'adresse en aucun cas à la personne sans doute fragile et super-sexy qui se cache derrière votre habit de fonction vieillot et psychorigide.
Non, Madame Lagarde, je ne vous aime pas car vous êtes l'élément le plus visible et le plus emblématique d'une administration qui oeuvre dans l'ombre depuis des siècles pour pourrir la vie de vos administrés. Cet établissement que certains qualifient de voleur et dont le siège se situe à Berçy, je n'ose en prononcer ici le nom de peur que ses employés me retrouvent et qu'ils m'assènent le coup de grâce sous couvert d'accomplir consciencieusement leurs basses besognes.
Que les choses soient claires Christine, je n'ai absolument rien contre le fait de payer des impôts, je trouve d'une part que c'est un devoir civique qui flatte mon égo de citoyen modèle et solidaire et puis je suis assez satisfait que nos services fiscaux soient aussi détérminés dans leur quête du financement de notre société moderne. J'irais même jusqu'à dire que les impôts sont une composante essentielle de la démocratie telle que je la conçois et qu'ils permettent à nos dirigeants de réaliser ou de perpétuer ces belles idées pour lesquelles se sont battues des siècles durant les précédentes générations.
Seulement voilà, là Cricri, j'ai du mal à te suivre. Et je vois qu'à la lecture du mot "Cricri", tu as toi aussi du mal à suivre et te demande ce qui peut justifier un tel manque de correction de la part d'un jeune homme qui se veut être la plupart du temps un chantre du savoir-vivre et des bonnes manières. Et bien tu vois Cricri, cela ne me gène absolument pas de payer des impôts sur le revenu. Bon, d'accord, c'est vrai que je pourrais m'offrir tout un tas de truc avec cet argent qui ne fait que passer sur mon compte mais je pense à l'intérêt public, à la solidarité, à toutes ces conneries auxquelles j'ai fini par adhérer suite à un matraquage gauchiste relayé par les nombreux héritiers de la monarchie mitterandienne qui peuplent ma vie (et que contrairement aux apparences je respecte et j'estime enormement).
Mais Christine de mon coeur, quand tu me prélèves deux fois la somme due et que tes services généraux me répondent que c'est une erreur mais que ce n'est pas de leur faute, qu'ils me donnent le numéro de téléphone de la trésorerie qui selon eux est la cause de tous mes soucis et que les trésoriers en question me disent qu'il y a effectivement erreur mais que celle-ci vient de tes services généraux, j'ai du mal à te suivre...et surtout à garder mon calme. Parce que tu vois Madame le ministre fiscal, c'est pas comme si tu chapardais deux bombec à la supérette du coin et que tu te faisais chopper en étant quasiment sûre que le gérant nord africain qui se tue à la tâche 7 jours sur 7 et 12 heures par jour va passer l'éponge.
Non, là c'est à mon fric que tu touches. Et tout humaniste que je sois, je me vois mal te faire cadeaux de ce que j'ai durement gagné en me rendant chaque jour au taf pour lire les blogs des autres et boire du café. Je ne lâcherais pas Christine, cet argent, je le récupererai coute que coute, qu'importe le temps que ca prendra. Et sois sûre que je l'emporterai dans ma tombe. Juste histoire que tu doives patienter pour le récupérer, en te servant sur le dos de ma future progéniture et en ponctionnant la tva sur mon cercueil, les frais de succession sur mon patrimoine et la Tipp sur l'essence du corbillard qui m'emmenera jusqu'à ma dernière demeure. Finallement tu as au moins le mérite de me redonner espoir. Grâce à toi, je sais que je ne serai pas seul à ma mort...Merci le fisc et...désolé pour le dérangement.
Ton dévoué et ponctionné Blackmilk
19 novembre 2007
Juste une trace du temps qui passe...
Le concept vient d'L. Que je remercie au passage et qui j'en suis sûr ne m'en voudra pas.
Ecrire pour se souvenir plus tard, lorsque tout sera différent. Ecrire non pas pour partager mais pour mieux revivre une période, un instant, une histoire qui semble désormais bien loin. Ce post là petit lecteur, je te le soumets de façon impudique mais ne sois pas dupe, il est surtout pour moi. Une "production" qui s'inscrit une fois de plus dans une démarche purement égoïste. Une capsule temporelle que je me laisse pour plus tard, histoire de voir quel plaisir j'aurai à déterrer le passé en m'exposant au contentement, surement. Au regret, peut-être. A la nostalgie, c'est certain.
Tout commence hier soir, en musique. Cette envie irrépressible d'aller prendre l'air sans explication, juste le besoin de me donner plus d'espace, comme pour confronter mes états d'âme au vide sidéral de l'univers tout entier. Comme pour mieux voir si le diagnostic est bon. Car à cet instant précis, tout semble vide de sens. La brume légère, mon caban sur les épaules dont le col vient lécher mon echarppe nouée à la va-vite, les rues désertes vétues de leur manteau de feuilles mortes (que manifestement personne ne ramasse à la pelle), il y a dans cette scène comme un je ne sais quoi d'Angleterre. Tout du moins, d'Angleterre telle que je la fantasme, n'ayant eu l'occasion de m'y rendre que deux fois en tout et pour tout, je reste accroché à des clichés qui en fin de compte me conviennent parfaitement.L'Angleterre de Doyle parfois, des la New Wawe et du Ministry of Sound souvent. Celle de Blur, des fish and chips, de ce charme du brut de là-bas, à la fois industriel et sauvage. Comme un choc culturel merveilleusement symbolisé par la Rose dont les épines défendent la beauté.
Et Above you, Below me de Badly Drawn Boy en boucle dans la tête sans que cela aie une signification particulière, juste pour le plaisir de répeter encore et encore cette chanson à la fois enjouée et mélancolique. Cet echappée fait son effet, tout du moins jusqu'au lendemain.
Aujourd'hui. Au bureau.
Je me rends compte que les choses se calment. Il fallait que le rythme baisse quelque peu, que cette folie douce preine fin et me laisse quelque mois pour me remettre avant le rush annoncé au printemps. Mais il reste à faire, crois moi. Beaucoup de travail, beaucoup de raisons de faire passer tout un tas de choses inutiles avant ta délicieuse personne, rien n'est simple ces temps-ci tu sais et la fréquence de mes posts a du te faire comprendre qu'en ce moment, je ne touche pas terre. Grosses mutations au travail, à l'échelle locale mais aussi nationale. Et tu sais comme moi que ces périodes n'ont rien de bon, qu'il faut se méfier, tendre le dos, être aux aguets et surtout raser les murs histoire de ne pas se faire surprendre bêtement par le premier opportuniste ayant envie de s'essayer aux pratiques jadis en vogue à Sodome et Gomorrhe.
Et puis il y a l'automne aussi, cette saison qui s'impose majestueusement, l'air de rien, feuille par feuille et teinte ta vie d'oranges chauds et ennivrants, de marrons frappants et t'invitant à la mélancolie, le tout subtilement relevé de pointes de vert, la couleur de l'espoir histoire que tu ne te rendes pas tout de suite compte que tout est perdu. La nature s'endort peu à peu comme pour t'inviter à ralentir toi aussi, le soleil s'efforce de rétrecir les jours au moment même où tu commences à les trouver de plus en plus interminables. J'ai beau me convaincre que ce n'est qu'une saison et que ma vie ne va pas s'en trouver irrémédiablement changée, je n'y peux rien: chaque année l'automne me terrifie. Et la chaleur toute relative des rares rayons du soleil qui à l'instar des oiseaux se prépare à migrer vers le Sud ne suffit pas à me rassurer.
Cet après-midi, le Quadra et moi étions en rendez vous à l'extérieur ce qui nous a permis d'échapper l'espace de quelques heures à la frénésie qui s'est emparée du bureau depuis maintenant trois mois.Le rendez-vous bouclé et lui ayant permis de faire ce qu'il fait dans la boite depuis maintenant 17 ans, c'est à dire de la figuration, il ne lui fallut pas longtemps pour me convaincre d'aller boire un demi un chocolat chaud avant de regagner nos pénates, comme pour prolonger cette béatitude à laquelle nous avions goûtés alors que nous sortions des locaux de notre cher employeur. Cela faisait longtemps que lui et moi ne nous étions pas retrouvés pour parler de nos vies, de nos peines, de nos joies. Avant septembre il nous arrivait régulièrement de nous retrouver dans la cafét', histoire qu'il me parle de lui, des ses enfants, de lui, des collègues, de lui, de sa femme et ...de lui. Son rôle de spectateur attentif de mes plaintes larmoyantes, de mes révoltes contre le monde entier mais aussi de ces petites victoires qui rendent mon quotidien supportable lui allait également comme un gant. Des confessions autour d'un café, parfois d'une bouteille de cidre (je me rapelle même que la semaine de mon arrivée, il avait déjà tenté de me débaucher en m'associant au détournement d'une bouteille de champomy que notre-directeur-bien-aimé gardait dans son bureau depuis la fête de Noël), autant de plaisirs partagé durant la trève estivale. Depuis, nous avions bien eu l'occasion de nous retrouver pour de bons moments (vider une corbeille à papier sur la tête de Sophie, jouer au foot à l'accueil avec Jean-Claude ou bien écouter Georges massacrer une chanson de Mika -enfin "massacrer"... déjà qu'à la base...-) mais ces retrouvailles publiques n'avaient pas la même saveur que nos tête-à-têtes clandestins en pleine après midi.
Ne va pas t'imaginer je ne sais quoi, nous refaisions simplement le monde et tentions de décrypter les comportements énigmatiques de nos tortionnaires attitrés: les femmes. Cet interlude dans nos vies ces temps-ci bien remplies fut donc quelque peu salvateur. Loin d'une relation filiale (Je t'ai déjà parlé de mon père et depuis que je t'ai présenté le test du cochon, je te soupçonne de te prendre pour un éminent psychologue alors j'anticipe toute analyse à deux balles), nous partageons la même vision puérile décalée et parfois perplexe de la vie et surtout de nos rapports avec les femmes. A deux trois détails près. Je n'ai par exemple jamais trompé personne alors que lui a failli sonner le glas de son couple lorsqu'il a embrassé une collègue dans la cafét' il y a un an. Cet "exploit" qui m'a été relaté à mon arrivée était d'autant plus stupide que l'une des seules personnes de l'agence qui l'ignore se trouve être...sa femme qui travaille elle aussi avec nous. Ce baiser lourd de conséquence le maintien dans une situation d'équilibriste puisqu'il aime sa femme mais pense chaque jour aux lèvres amantes de celle qui depuis semble complètement avoir oublié ce badinage de quelques heures. Malgré ma coupe très courte, j'ai également la chance d'avoir plus de cheveux que lui, mais comme il aime à le dire lorsque je le taquine sur le sujet, nous verrons bien comment je serai à son âge.
Vingt-ans tout juste nous sépare, autant dire une éternité mais il ne semble pour autant pas plus fixé que moi sur la façon dont sa vie a et va évoluer. Alors que nous échangeons nos impressions faites de doute et d'incertitude dans cet établissement où nous nous retrouvons, seuls, complices et heureux de partager ce cinq à sept amical et "philosophique" comme un couple illégitime, nous en venons rapidement au constat que nos vies sont bancales, suffisantes souvent et satisfaisantes parfois mais jamais parfaites. Je sais lecteur de mon coeur, rien n'est jamais parfait. Oui, je te l'accorde, il y a bien moi. Mais en dehors de moi, il faut se rendre à l'évidence et se résigner en acceptant cette vérité à laquelle nul n'échappe: Rien n'est parfait. Et pourtant... Combien de fantasmes, de songes et d'aspirations se sont déjà emparés de nos êtres depuis ce moment malheureux où nous avons quitté le giron de nos mères (Oui, parfois quand ca ne va pas fort, je suis en proie à une étrange nostalgie oedipienne et je n'en ai pas honte)? Comment expliquer que nos esprits puissent enfanter de si doux rêves pourtant impossibles à concretiser ?
Parfois, c'est à se demander si la vie n'est pas qu'une suite d'événements frustrants, sadiques et masochistes. Il lit sur mon visage l'incompatibilité de ce constat avec mon amour profond pour la douceur, la tendresse et parfois même la miévrerie dont j'aime pourtant me moquer en public dès que l'occasion m'en est donnée. Il me rassure tant bien que mal, me disant que tout vieillard qu'il soit, il a encore de l'espoir, des rêves. Je lui oppose son manque de lucidité quant à la chance qu'il a d'avoir des enfants dont tous les parents rêvent, d'avoir une femme qu'il ne mérite assurement pas, belle, intelligente, drole, fraiche, comme on en fait plus... Et je crève de trouille d'en être encore là moi aussi dans vingt ans.
Nous nous accordons sur le fait que nous sommes deux abrutis qui ne savent pas profiter de ce qu'ils ont, aveuglés par ce qu'ils pourraient avoir. Dieu sait que nos vies sont différentes et pourtant, en ce jour de Novembre je découvre un homme qui comprend mieux que personne les démons et les merveilles auxquels je suis en proie. Et c'est aussi réconfortant qu'effrayant.
Puis la vie, la vraie, celle qui n'a cure des réfléxions alambiquées, superficielles et nombrilistes reprend le dessus. Impossible de rester une minute dans cette forteresse de la solitude qui nous enfonce plus qu'elle nou sauve, nous avons tout deux d'autres chats à fouetter.
Sur le retour, tandis que mes yeux s'acclimattent peu à peu à ce ciel entre chien et loup, la première pensée qui me vient devient lancinante. J'ai le temps. J'AI LE TEMPS. Rien n'est parfait, mais ca viendra. Et puis milles autres souhaiteraient être à ma place. Car je l'avoue honteusement, je suis ce genre d'homme dont le principal vice est l'optimisme. Ou comment s'accomoder de la fatalité d'être naïf tout en en ayant conscience. Tout ira bien Blackmilk, il ne peut en être autrement.
Et le mode Shuffle de l'autoradio de me conforter dans cette idée. People help the people de Cherry Ghost vient titiller mon côté midinette (Oui cher lecteur, on peut être cynique, hétérosexuel et se laisser aller à être parfois midinette). Riders on the storms des Doors, Girls and Boys de Blur et Young Folks de Peter Bjorn me rappellent que tout va bien dans le meilleur des mondes, comme les chants de sirènes tout droit sorties d'un avenir radieux, plein de promesses et dans lequel les Doors sortiraient un nouvel album (Je sais, c'est plus qu'improbable mais moi, j'veux y croire ;) ).
Ce soir, la vie est belle. Et tout finit en musique, comme pour mieux recommencer demain. Demain, ce jour effrayant où l'incertitude sera comme toujours tapie dans l'ombre, tentant une énième fois de s'emparer de de façon insidieuse de tout ce qui fait de moi "l'homme" que je suis aujourd'hui.
14 novembre 2007
Demain, j'enlève le bas.
Certaines causes dépassent les clivages habituels et valent la peine que l'on prenne pour elles des risques inconsidérés. C'est pourquoi je vais aujourd'hui m'impliquer personnellement dans un combat qui me parait juste et vital pour l'avenir de l'humanité. Il est fort probable qu'en m'engageant de la sorte, je me mettes à dos bon nombre de lecteurs dépendants de ce modeste espace de défense de la liberté et des droits de l'homme. Qu'importe, il y a des fois où le courage est une nécéssité et où la vérité doit être dévoilée au grand jour quel qu'en soit le prix.
Aujourd'hui cher lecteur, je suis devenu féministe. Oui, je sais, c'est assez surprenant (un peu comme Richard Berry mangeant un sveltesse, mais en moins esthétique) et tu te dis que la bonne époque (celle du machisme dissimulé et non assumé de ce blog et celle de la vision masculine du monde dont mes posts étaient empreints) est révolue. Sans doute, mais il y a parfois dans la vie d'un homme des faits qui le poussent à évoluer, à tendre vers le mieux et à mettre de côté ses aspirations (j'ai failli mettre que cette phrase était sponsorisé par Dyson puis j'ai pas osé) et ses rêves personnels dans l'intérêt du plus grand nombre. Aujourd'hui donc, pas question d'aborder des sujets qui d'habitude te préoccupent comme la couleur de ce short qui a récemment déchainé les passions, la découverte d'une faune marine riche et variée lors de mes escapades à la piscine (quoique...) ou bien encore mon combat pour la réhabilitation de Charles Villeneuve, grand journaliste d'investigation trop souvent critiqué. Depuis ce matin, ce blog se veut être le temple de l'égalité sous toutes ses formes.
Comme toi, je me révoltais contre l'instrumentalisation de la parité homme-femme, dégouté par ces textes et dispositifs qui sont totalement contre-productifs et donnent aux femmes ce statut d'assisté dont elles ne veulent pas. Comme toi je m'accordais à dire que donner aux femmes des outils visant à les aider à s'élever socialement était une insulte grave à leur intelligence et à leurs capacités. Comme toi, je faisais miennes les thèses d'une bloggeuse citadine blonde qui se révoltait contre le féminisme et ses nombreux travers.
Seulement voilà, ce matin à 7h30 tandis que je roulais tranquillement en songeant à la manière dont j'allais aborder les entretiens programmés ce matin (Nous les défenseurs de ces valeurs trop souvent oubliées que sont la déontologie et le professionnalisme -sans parler de la modestie-, nous sommes comme ca, nous vivons notre travail H24 comme des sociopathes partagés entre le sacerdoce et la passion), le journal de France Inter mit fin à 25 ans de résistance à la pensée féministe (25 oui, la valeur n'attendant pas le nombre des années, je fus contre-militant dès mon plus jeune âge). Car une information sommairement abordée m'a soudain permis de voir les choses sous un autre angle.
Les faits se passent en Suède (Alors là, avec les mots qui vont suivre et la magie des moteurs de recherche, ce blog va sans doute devenir un vrai nid à pervers. Ca compensera la perte de mes lectrices habituelles...) où les féministes du cru se battent pour faire valoir leur droit à l'égalité. Nos amies suédoises militent ainsi pour le droit des femmes à se rendre à la piscine seins-nu. Celles-ci estiment en effet que si les hommes peuvent s'ébrouer dans les bassins en montrant leur torse à qui le veut, elles peuvent elles aussi prétendre à ce droit élémentaire.
Comment ne pas embrasser la cause féministe aux vues de ces éléments ? Peut-être en se disant que tout n'est pas forcément bon à prendre voir et qu'il n'est pas toujours opportun de réduire le choc générationnel. Etant un habitué des bassins (ne va pas croire pour autant que je sois sportif), je croise plus de personnes du 3ème âge que de nymphettes au corps luisant et je peux donc te dire que dans certains cas, le maillot de bain évite tout choc traumatique en epargnant ceux qui n'ont aucune attirance pour les mots "flasque" et "décrépitude". Ou peut-être en sublimant comme moi les êtres par la suggestion, comme pour mieux profiter du préambule trop souvent délaissé pour l'oeuvre elle-même.
J'ai beau désormais être un féministe convaincu (par les suédoises comme par mes instincts de primate), je n'en déplore pas moins cette tendance facheuse qu'ont les militantes à nous faciliter la tâche, contraignant les femmes modernes à enlever le haut. Tantôt en le brulant, tantôt en nageant sans.
N'empêche, vivement demain.
>>>Sources d'inspiration (ou de plagiat) et documentaires:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/accueil/
12 novembre 2007
La séduction expliquée à mon lecteur (donc toi)
Il a des jours, des soirs où l'on a envie de ne rien faire, juste de rester au chaud chez soi à regarder passer le temps, un peu à la manière de ces familles rurales dont la vie est régit par le rythme des battements de l'horloge comtoise. Pas d'horloge comtoise chez moi hier (tu te doutes bien que j'évite toute faute de goût dans mon intérieur) mais une furieuse envie de ne rien faire, une sorte d'armistice personnelle, comme pour mettre un terme à une semaine d'intense activité tant professionnelle que personnelle. J'ai moi aussi décidé de déposer les armes et de ne pas me raser. Je ne sais toujours pas où j'ai trouvé la force de prendre une douche mais je dois t'avouer que ce fut pour moi le moment fort de la journée d'hier, juste avant cet instant terrifiant où mon téléphone a sonné et où j'ai du faire un effort surhumain pour l'attraper sur la table basse pour ne finallement pas répondre à l'appel importun.
Et là, je sais que je mets à mal l'image sublimée et fantasmée que tu t'étais faite de moi au fil des posts. Tu me voyais sans doute (...) comme un jeune homme dynamique, toujours prêt à sortir et dont la vie palpitante ne lui laissait pas l'occasion de se poser ne serait-ce qu'une demi-journée dans son salon pour jouer à la coach potatoe. Une sorte d'hyper actif métrosexuel promenant sa soif de rencontres et d'épicurisme de bar en bar et préchant à qui le veut la bonne parole de l'hédonisme, une sorte de Nicolas Sarkozy de la vie nocture. Et bien tu te trompes, et lourdement. Je n'ai en effet rien à voir avec notre cher président (hormis peut-être un goût prononcé pour les belles montres mais je n'ai hélas pas son porte-monnaie et mon employeur a refusé ma demande d'augmentation à 140%, ca n'est qui plus-est pas le propos de ce post) et il y a des moments où je deviens casanier. Il arrive que profiter de la douceur de la vie et de la quiétude de mon foyer devienne une nécéssité, un peu comme si mon appartement devenait soudain une bulle me protégeant du monde extérieur et de ses assaults incessants.
Hier était l'un de ces jours de célébration de l'oisiveté et de la résistance passive à la frénésie qui caractérise nos vies modernes. Dimanche, le jour du seigneur. Seigneur qui a eu la bonté d'âme d'inventer la télévision afin que l'on puisse l'honorer comme il se doit devant France 2, l'expérience prouvant qu'il est plus facile de s'endormir durant une messe confortablement installé dans son canapé plutôt que courbaturé sur d'horribles bancs en bois datant de Mathusalem. Seigneur qui a également pensé à tout en inventant la télécommande qui te permet de zapper sur la 6, Turbo (mon standing en prend sans doute un coup, qu'importe, c'est toi qui t'es fait des idées en m'imaginant regarder Arte H24. Et dis toi bien que cela aurait pu être pire, j'aurais pu aimer Téléfoot...) étant quand même plus passionnant que l'Evangile selon St Paul.
***Cher lecteur masculin prépubère t'étant égaré ici à la suite d'une requête maladroite sur un moteur de recherche visant à t'éclairer d'avantage sur les cours de langue, je sais à quoi tu penses. Tu te dis que le seul Saint que tu connaisses est St Claude et que la production typique de cette petite ville du Haut-Jura n'est malheureusement pas abordée sur ce blog qui "craint grave" (Oui, je parle déjà le langage Djeunz comme un vieux, et je t'emmerde). Je te répondrais que j'en suis désolé et que si ta maldresse ne fait aucun doute, nous ne sommes pas forcément tout deux responsables, les voies de Google étant parfois impénétrables...***
Toujours est-il que cette journée se fit au gré des programmes télévisés allant de Dimanche+ à Monk en passant par cette magnifique série qu'est le Futurama, le tout agrémenté de quelques grignotages histoire de me mettre un peu plus dans la peau du téléspectateur occidental lambda. Plus qu'une journée de glande honteuse et d'abandon de soi à ce média pervers, ce fut surtout l'occasion de mener une étude sociologique poussée qui me conforte dans certains de mes choix de vie, notamment le fait de ne m'autoriser ce genre d'écart culturel que très occasionnellement. Mais le bilan n'est pas tout à fait négatif. Car au delà de cette lobotomisation subie (pour ce qu'il restait tu me diras...), de la prise certaine de 125Kg grâce au miracle de la gastronomie franc-comtoise et du fait ne pas avoir eu à porter autre chose que mon T-Shirt fétiche et ce magnifique short dont je t'epargnerais la vision (je ne voudrais pas que tu tombes amoureux, subjugué par tant de classe et d'élégance), il y a cette magnifique leçon de vie.
M6 (toujours) en soirée, l'emission Capital fait une fois de plus dans le racolage en traitant d'un sujet de fond: Les nouveaux business du plaisir (Et oui, rien que ca! Comme quoi tu ne t'es peut-être pas tant trompé que cà en atterissant ici). Et ca marche vu que j'étais devant mon écran (même si une longue tradition judéo-chrétienne de culpabilité sans fondement m'oblige à me justifier auprès de toi en t'informant que je regarde cette émission régulièrement, même quand il n'y apparait aucun mannequin pour lingerie féminine. Voilà, tu sais quel homme vertueux et désintéressé je peux être...). Guy Lagache y recoit entre deux reportages une charmante jeune femme membre d'un cabinet de coaching en séduction. Le coaching en séduction, merveilleuse invention s'il en est. Et la voici en train de nous présenter les milles et une astuces pour séduire sur internet, nous dire que tout est possible dès l'instant où l'on prend les conseils de son petit guide vendu 5,50€ au pied de la lettre. Ou l'art de mettre le Mojo à la portée de tous.
Elle revient sur la nécéssité de se faire coacher et aborde les désillusions propres aux rencontres sur internet. Et là c'est l'occasion pour elle d'engager un jeu de séduction avec le présentateur (qui n'avait d'ailleurs pas besoin de ca pour la dévorer du regard):
(je ne te cite pas ses mots littéralement mais de mémoire, tu te doutes bien que lorsque je regarde la télé, je ne prends pas de notes en prévision d'un post que je t'adresserai le lendemain. Je pense souvent à toi mais il y a quand même des limites)
- Il faut rencontrer la personne rapidement afin de ne pas l'idéaliser. On se fait parfois des réprésentations érronées à partir d'éléments subjectifs tels que le vocabulaire ou la voix. Ce sont des éléments importants dans la séduction. Vous par exemple, vous avez une très jolie voix...
Et voilà comment l'on fait passer un message et l'on initie un flirt mine de rien à la télévision devant plusieurs millions de spectateurs. Preuve que les voix voies de la séduction sont elles aussi impénétrables (Oui cher lecteur masculin, je te vois à nouveau déçu, mais je n'y peux rien) ... Tu pourras casser ton plan épargne logement (de toute façon t'en feras rien d'autre, si tu regardais un peu les infos tu saurais que l'immobilier n'a pas le vent en poupe) pour surfer sur tous les sites de rencontres payants possibles et inimaginables. Tu pourras t'acheter tous les guides de séduction ou autre production douteuse te promettant une vie de personnage de Flaubert. Tu pourras déployer tous les artifices et réfléchir aux stratagèmes les plus élaborés. Rien n'y fera.
Ce que j'ai découvert hier lors de cette étude (sérieuse et étayée) et que je tiens à partager avec toi tient en seulement deux constatations. La première, c'est que la séduction est un processus spontané et ne répondant à aucune régle, une alchimie naturelle qui ne s'explique pas alors arrête un peu de te faire arnaquer (enfin tu peux toujours envoyer tes dons à la Blackmilk Foundation, un établissement sérieux qui oeuvrera au quotidien pour ton bien être) et sors de ce corps chez toi. La seconde, c'est qu'il est beaucoup plus facile de plaire à une jeune femme belle à souhait et respirant la réussite lorsqu'on est beau, riche et que l'on passe à la télé...
09 novembre 2007
Fast Mood : Tout est bon dans le cochon
Tu dois connaître toi aussi ces magnifiques chaînes de mail qui polluent nos boites personnelles et professionnelles. Et bien figure toi que chez mon employeur, ca fait pour ainsi dire partie de la culture d'entreprise, comme une sorte de complot généralisé visant à t'ensevellir sous une avalanche de femmes nues, de vidéo de chutes stupides et autres mails réalisant les souhaits pour peu que tu les transfères à au moins 15000 contacts dans les 3,7 prochaines secondes. On en arrive à un point tel que les nouveaux recrutés sont tout de suite mis dans le bain avec l'envoi de mails divers et variés visant à évaluer leur réaction et surtout visant à vérifier s'ils vont le transférer à leurs amis bleus (aucun rapport avec les schtroumpfs, j'aimerais que tu te concentres un minimum, je parle des autres nouveaux recrutés) et donc se rendre complices de cet énorme détournement des moyens de production de notre cher employeur. Ceux qui auront passé le test avec succés bénéficieront ensuite de ta bienveillance et seront les heureux destinataires d'une incroyable quantité de mail avec pour objet Tr:tr:tr:personnel, mails qu'ils transféreront à leur tour et qui feront le tour de la France avant de revenir comme par miracle dans ta jolie petite messagerie constamment saturée.
Car c'est l'un des principes de notre établissement en matière de chaines via mail, chaque vieux powerpoint que tu transfères finit inévitablement par t'être retourné. Il y a des avantages à travailler dans une structure de quasi 28000 personnes mais cet effet boomerang fort désagréable n'en fait selon moins pas partie. Toujours est-il qu'aujourd'hui, cette tendance à l'abus numérique a déchainé les passions au sein même de mes collègues les plus vieux, acariâtres ne sachant même pas cliquer sur une souris plus réfractaires à l'informatique et à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un moyen de travailler plus vite sans attendre tranquillement le jour de la retraite (et oui, ils y croient encore).
Ce mail magnifique, ce concentré de données numériques consensuelles, c'est le test du cochon. Tu vois ami lecteur, le test en question est soi-disant un moyen infaillible d'analyser la personnalité du quidam qui s'y essaie et cette succession de phrases dignes de la psychologie de comptoir dévellopée par le plus paumé des pilliers de bar qui soit est censée faire ressortir ce qu'il y a au plus profond de toi (Aucune vanne lourde ne me vient alors que j'écris cette phrase), histoire de montrer à la face du monde que tu es un pervers sociopathe adepte de la torture des animaux morts (surtout les pandas) ou au contraire un chantre de la vertu et des bonnes moeurs toujours prêt à aider son prochain (surtout les enfants).
20 minutes. Ce n'est pas paru dans le journal qui enterre chaque jour un peu plus la presse quotidienne de fond, non 20 minutes c'est le temps opérationnel que ce test à la con a fait perdre à environ une dizaine de collègues. Tout ca pour s'entendre dire tiens tu as fait le test ? Moi je suis plutôt ci, toi tu dois être plutôt ca... Car c'est là qu'est le génie de la production "psychologique" en question, elle est à la porté de tous et les commentaires et analyses qui en découlent contenteront de toute façon la personne qui a eu la faiblesse de croire en ces balivernes (enfin presque toujours.......).
Tu as dessiné le cochon à tel endroit ? Dommage, malheur sexuel pendant 25 ans après que les sept plaies d'Egypte te soient tombées dessus alors même que tu venais de perdre ta femme, ta maitresse et Rex, ton superbe berger allemand trés affecteux qu'ils ont euthanasiés parce que la pauvre bête avait eu la maldresse de confondre la tête d'un nourrisson avec son jouet habituel. Tu as dessiné sa queue en tire-bouchon ? Tu dois sans doute avoir un penchant pour le sexe et le vin (sous-entendu avec une bouteille de vin) et il est fort probable que tu roules en Renault Twingo (où en Kangoo si tu es blonde). Et tout un tas d'autres conneries qui doivent te permettre de mieux te connâitre.
Marie-Laure, l'instigatrice de cette folie destructrice l'a reçu par mail hier soir d'une collègue de Toulouse :
- C'est génial non, hier avec Robert (il ne s'appelle pas réélement Robert mais c'est vrai que ca, tu t'en moques trés certainement) on en a rit une bonne partie de la soirée...
Gé-nial. c'est le mot. Cette chère Marie-Laure qui est sans doute ma collègue la plus coincée (je sais, il faut se méfier de l'eau qui dort, le problème c'est que là, cela s'apparente légèrement à une marre asséchée) aura au moins eu l'occasion de faire des cochonneries avec son mari, ne serait-ce qu'un soir. Alors non, je ne publierai pas le test en question car je ne veux pas me faire le relais d'un tel amas d'inepties. Je ne parviens pas à comprendre que l'on puisse accorder du crédit à toutes ces choses merveilleuses qui parviennent à te faire voir des choses que tu n'es pas capable de voir toi même (forcément, t'as pas fait de maîtrise de chochonologie et tes deux premières années de fac de psycho passées à la BU à draguer les petites étudiantes en droit ne t'ont pas permis d'avoir le savoir théorique nécéssaire), ou pire que l'on puisse croire que son avenir dépende de la façon dont on aura répondu au test, de la vitesse à laquelle on aura renvoyé le mail ou de sa date de naissance et de la position de Vénus dans la septième maison de Saturne au moment même où je te parle (non ne vérifie pas, la maison en question a été acheté grâce au merveilleux procédé de subprimes et celà ne te rassurerai sans doute pas quant à l'avenir de toi et de ces deux petits monstres qui te servent d'enfants).
Alors ai-je fait le test en question ? Tu vois, je suis déçu, mais vraiment déçu. Je pensais que l'on commencait à se connâitre un peu, j'allais même te proposer de me payer un café au McDo après avoir partagé avec toi les anecdotes de mon enfance déchirée où mes parents m'obligeaient à aller chercher du cherry coke au puit, les pieds nus dans la neige mais non, tu me demandes si j'ai fait ce test pour abrutis en mal de repères.
Bien sûr que je ne l'ai pas fait, je ne vois pas quel intérêt je pourrais accorder à un test qui me dit que la place que j'accorde à la séxualité est négligeable, tout ca parce que j'ai oublié un trait... Je suis néanmoins curieux de savoir ce que le test en question dira de toi!
***Note pour toi cher lecteur lettré: Rassure toi, un jour nous aborderons mon goût pour les théories de Jung et de la formidable avancé que cela a été pour la gamme de soin pour la peau Nivéa! ***
07 novembre 2007
A la recherche du nouvel auteur...
Il ne t'aura pas échappé que depuis quelques semaines, j'ai du mal à trouver le temps de t'écrire. Je ne te dévoile rien de nouveau en te disant qu'au jour d'aujourd'hui, je suis submergé d'un point de vue professionnel et tu comprendreras sans doute que je profite de mes moments de loisirs autrement qu'en pensant à toi (enfin je dois avouer à contre-coeur que ca m'arrive de plus en plus de penser à toi en dehors des murs de mon cher employeur et que ce sentiment n'est pas forcément si agréable que tu pourrais le croire).
Toujours est-il que je n'ai pas forcément le temps de t'offrir régulièrement de nouvelles démonstrations de mes carences en matière d'expression écrite, de narration et d'envollées lyriques. Alors ce matin, alors que je préférais (comme souvent) utiliser le peu de temps libre dont je dispose à lire tes productions plutôt qu'à te barber avec les miennes, j'ai eu tout à coup une apparition:
Pourquoi ne de déleguerais-je pas la rédaction d'un post (le temps que je parvienne à sortir la tête de l'eau?
Je te vois déjà te révolter, me conspuer et souhaiter ma mort virtuelle ainsi que celle de mes descendants sur 5 générations mais garde ton energie. Tout d'abord car cela ne sert à rien, je n'ai pour le moment pas de descendant et ma mort virtuelle a déjà été prononcée plus d'une fois. Ensuite par ce que cette energie, je préférerai que tu l'emploies à la rédaction d'un post sur le sujet de ton choix.
Pourquoi écrire un post pour mon blog alors que tu pourrais le faire sur le tiens. Tout d'abord parce qu'il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, on parle de moi là quand même ! Ensuite parce que c'est une occasion pour toi de t'impregner d'avantage de ce lieu virtuel de la haute philosophie blackmilkienne et d'inscrire ainsi ta démarche individuelle dans une démarche d'intérêt public : L'apport de matière éditoriale à mon blog. Et puis à la lecture de certains blogs t'appartenant, je me dis que j'aimerais moi aussi avoir d'aussi beaux textes que les tiens, et que le plus simple est encore que tu les écrives toi même (Ca c'est le moment où je fais preuve d'une vile flagornerie pour t'inciter d'avantage à t'impliquer dans cette démarche participative).
Enfin (puisque je ne suis pas dupe sur l'effet de motivation produit par les arguments susmentionnés), le meilleur post (Oui soyons fous, même pas sûr d'avoir ne serait-ce qu'un post, j'ose espérer en avoir plusieurs) recevra un cadeau dépassant toutes tes espérances et étant considéré comme le summum du chic à la française et de l'horreur personnifiée: une photo dédicacée.
Alors n'hésite plus, adresse tes nombreuses et talentueuses productions littéraires à ceux qui en ont besoin (en l'occurence moi) à commentmejoindre@hotmail.fr
Merci d'avance.
***Ne va pas forcément prendre certains passages de ce post au pied de la lettre, je suis désolé de te le dire mais j'ai encore quelques idées dont je ne manquerai pas de te faire part à l'occasion de futurs posts! Et puis si tu ne joues pas le jeu après tout, tant pis pour toi.***
02 novembre 2007
Beautiful Day
Le 2 Novembre.
Le 2 Novembre, c'est la fête des morts, le jour où l'on devrait en principe célèbrer nos chers disparus, histoire de se faire pardonner de les avoir oublier les 364 autres jours de l'année (Oui cher lecteur, tu n'as pas tout à fait tort en me faisant remarquer que le compte n'est pas bon lorsqu'il s'agit d'une année bisextile. Et alors ai-je envie de te répondre, tu as fait MathSup? Tu as décroché le prix nobel de mathématiques grâce à ta théorie du calcul du sex appeal du quatrième chiffre derrière la virgule du chiffre Pi? Pire, tu es le fils spirituel de Bertrand Renard? -si toi aussi tu as déjà été bloqué chez toi en semaine par une grippe carabinée, tu connais forcément cet animateur chauve chauffant de la calculette dans Des chiffres et des lettres et ayant donné lieu à cette célèbre expression : "Le compte est bon Bertrand" ).
Le 2 Novembre, c'est aussi le jour où Sophie Bayle, cette petite conne blonde super sexy avec des yeux bleus qui te transperçaient le coeur, une déconcertante capacité à argumenter et des courbes pour lequelles tu aurais donné ton booster mbk n'a pas voulu sortir avec moi au début de l'année de seconde. Je te rassure, j'ai eu ma revanche quelques années après à la fac lorsquà mon tour je l'ai éconduit.
Le 2 Novembre vit aussi au fil des ans se dérouler des évenements à forte teneur symbolique. En 1906 nait Luchino Visconti, En 1962, le président Kennedy annonce la fin de la crise des fusées à Cuba, en 1979 Jacques Mesrine l'ennemi public numéro un est abattu par la police. En 2004, George W. Bush est réélu à la présidence des Etats-Unis... Et là, tu te dis que je me fous royalement de toi en t'offrant un post dont l'un des paragraphes est pompé sur Wikipédia. Peut-être, seulement voilà cher lecteur eternellement insatisfait, ce que tu ne sais pas et ce qui à mon sens caractérise le mieux le 2 novembre en cet an de grâce 2007, c'est que cette année (comme souvent) , ce jour maudit est l'occasion pour bon nombre de salariés et d'employés lambda de faire le pont. Oui, cette année cela tombe un vendredi et la grande majorité de nos compatriotes sont en train de buller et de glander en se payant ouvertement la tête de l'un d'eux qui n'a pas eu la chance de pouvoir sauter un jour de travail: MOI.
Car tel que tu me lis là lecteur de mon coeur, je suis au bureau. Bon ok, 90% de mes posts ont été rédigés au bureau alors celà ne te semble pas surprenant mais il suffit que tu imagines quelle aurait pu être ma journée d'aujourd'hui si le réveil n'avait pas conscienscieusement sonné à l'aube, comme pour me rappeller encore et encore qu'aujourd'hui la France entière avait quartier libre pour comprendre mon désarroi. La France entière est en RTT, exceptée MOI.
Ce matin, pas un embouteillage à l'horizon, on se serait cru début août. Seulement voilà, la fluidité de la circulation sur les axes à plusieurs voies a vite laissé place au bonheur des tronçons où l'on ne peut pas doubler et m'a confronté au pire cauchemard de l'automobiliste moderne: Le Kangoo. Le Kangoo, c'est un peu comme une voiture des pays de l'est (mais en version française), une sorte de truc ridicule et aussi hideux qu' inconfortable (Oui je sais, la honte, je suis déjà monté dans l'engin en question mais bon, c'était pour faire plaisir à mon collègue Jean Claude). Le Kangoo, c'est surtout une super excuse des vieux pour rouler à 15 à l'heure en ligne droite dans une descente, leur noble monture étant au taquet de ses possibilités. Impossible de doubler.
Les jours de pont, au delà des facilités de circulation, c'est la garantie d'une charge de travail allegée. Vu que tout le monde (sauf MOI) est en congé, les sollicitations tant au point de vue des collègues que des clients ne sont pas légion. J'aurais quand même trouvé le moyen de me faire refiler un appel téléphonique ne me concernant absolument pas et qui a monopolisé environ une heure de mon temps opérationnel, tout celà pour résoudre un problème dont mon collègue fera tout pour s'attribuer la gloire et le mérite.
Mais le 2 Novembre et son pont associé, c'est surtout l'occasion de se faire remarquer de façon positive auprès de la hiérarchie. En effet, il y a de celà quelques semaines, notre-directeur-bien-aimé me faisait remarqué que ca allait certainement coincer au niveau du 2 novembre en ce qui concernait les effectifs nécéssaires à la bonne marche du service et disait qu'il allait bien falloir régler ce problème. J'ai ainsi décidé de faire une croix sur ce jour de glandage annoncé tout en négociant habillement les deux ponts de Noël et Nouvel an (privilège que cette année je serai le seul à avoir). Quelle ne fut donc pas ma surprise ce matin lorsque j'appris par un collègue que notre-directeur-bien-aimé avait refait les calculs et que nous étions finallement plus qu'il n'en fallait. Il avait donc pris les mesures qui s'imposaient et avait réglé le problème ...en posant finallement son congé du 2 Novembre!
Alors voilà, j'ai gagné sur plusieurs fronts, ayant renforcée mon image de collaborateur faisant preuve d'abnégation et de professionnalisme. J'ai les deux jours de congés que je voulais absolument. Reste qu'au moment où je t'écris, ce connard grand décideur est probablement confortablement installé devant son téléviseur à regarder je ne sais quel soap à la con ou pire encore, dans sa chambre à tenter de raviver la flamme qui jadis animait son couple tandis que moi, je noye mon chagrin dans le café en n'ayant que toi pour partager mes malheurs... Certaines victoires ont un goût amer.
